Le gouverneur de la région du Darfour, Minni Arkou Minawi a dénoncé, jeudi, l'empêchement fait au peuple soudanais de porter sa voix devant l'Assemblée générale des Nations unies, qualifiant cette situation d'« insulte » à sa souffrance et de privation du droit des victimes à s'adresser à la communauté internationale.
Dans une publication diffusée depuis le siège de l'ONU à New York, M. Minawi a interrogé : « Comment peut-on entendre les voix du monde sans écouter les gémissements des veuves, des orphelins et des déplacés sur les routes ? ». Il a mis en doute la crédibilité de toute trêve tant que des milices armées et des mercenaires venus de pays voisins occupent des maisons, pillent des biens et chassent des familles, tandis que des civils continuent d'être tués et ciblés.
« Comment parler de trêve alors que se poursuivent pillages, vols et entraves à l'acheminement de l'aide, laissant des millions de personnes face à la faim, à la peur et au déplacement ? », a-t-il ajouté.
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Le gouverneur a affirmé que son camp ne rejette pas la paix, mais exige une paix « réelle, juste et durable », protégeant les civils, garantissant l'accès humanitaire, préservant l'unité et l'intégrité du Soudan, permettant le retour sûr des déplacés et des réfugiés, et mettant fin à l'impunité.
Il a conclu par un appel clair : « Écoutez la voix du peuple soudanais et des victimes. Ne réduisez pas la souffrance des nôtres à de simples chiffres. Le Soudan mérite la paix ; son peuple mérite de vivre libre et en sécurité dans son pays ».