La procureure générale Mme. Intissar Ahmed a affirmé que les Émirats arabes unis avaient apporté un soutien direct aux Forces de soutien rapide (FSR), contribuant ainsi à prolonger la guerre et les violations du droit international et du droit international humanitaire.
Dans une intervention enregistrée au 15e Congrès des Nations unies pour la prévention du crime et la justice pénale, organisé samedi aux Émirats, elle a réitéré le refus du Soudan de voir ce pays accueillir cette conférence. Elle a expliqué que cette position reposait sur des considérations juridiques, de principe et d'ordre éthique, liées au respect de l'État de droit, du droit international et de la Charte des Nations unies.
La procureure générale a précisé qu'il ne s'agissait pas d'un différend politique, mais d'une question relevant de la justice pénale internationale et de la responsabilité de la communauté internationale dans la lutte contre l'impunité.
Elle a également souligné les efforts déployés par les autorités judiciaires soudanaises contre la criminalité organisée, le blanchiment d'argent, le financement du terrorisme, la traite des êtres humains et la cybercriminalité, malgré les conditions liées à la guerre.