Afrique Centrale: Zone Cémac - Renforcement des stratégies sectorielles en énergie

Réunis le 25 septembre à Libreville, au Gabon, les ministres de l'Énergie des six pays de la Communauté ont validé le règlement portant création du Système d'information énergétique communautaire (SIE-Cémac) et adopté sa feuille de route de mise en oeuvre. Le Congo, représenté par le ministre de l'Énergie et de l'Hydraulique, Bruno Jean Richard Itoua, a pris part à cette rencontre destinée à améliorer la disponibilité et la comparabilité des données énergétiques dans la sous-région.

La question des données énergétiques a été au coeur des échanges entre les représentants des pays membres de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac). Pour le Congo, cette rencontre a constitué une occasion de prendre part aux discussions sur la gouvernance énergétique sous-régionale. Conduisant la délégation congolaise, le ministre de l'Énergie et de l'Hydraulique, Bruno Jean Richard Itoua, a présidé les travaux ministériels, le Congo assurant actuellement la présidence du Conseil des chefs d'État et de gouvernement de la Cémac.

Ce chantier offre également au Congo un cadre pour valoriser les efforts engagés dans la structuration de son système d'information énergétique et contribuer à l'élaboration d'outils communs au service de la planification et du développement du secteur. La délégation congolaise a notamment mis en avant les initiatives menées dans le pays pour améliorer la collecte et la structuration des données énergétiques. Cette démarche doit permettre de disposer d'informations plus fiables sur les différentes composantes du secteur, de la production à la distribution.

Au niveau communautaire, le futur SIE-Cémac doit permettre aux États membres(Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) de disposer d'un cadre commun pour la collecte, le traitement, la conservation et la diffusion des données énergétiques. L'objectif est notamment de rendre plus fiables les statistiques produites dans les différents pays, comparables et accessibles pour éclairer les décisions publiques.

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Retenons que les travaux préparatoires ont révélé plusieurs difficultés, notamment l'absence de méthodes suffisamment harmonisées, des insuffisances dans les enquêtes de terrain et des limites dans la disponibilité de certaines données relatives à l'énergie. Les experts ont précédemment travaillé sur un projet de règlement communautaire ainsi que sur une feuille de route régionale.

L'enjeu dépasse la seule production de statistiques. Des données énergétiques mieux structurées doivent permettre aux États membres de mieux évaluer leurs besoins, de planifier les investissements, de suivre l'évolution de la consommation et d'apprécier les résultats des politiques publiques. L'Agence africaine de l'énergie, qui accompagne le processus, souligne notamment l'importance de données fiables pour anticiper les besoins futurs et orienter les investissements dans le secteur.

La validation du règlement portant création du SIE-Cémac et l'adoption de la feuille de route constituent une étape importante du processus. Les deux instruments doivent désormais être transmis au Conseil des ministres de l'Union économique de l'Afrique centrale (UEAC) pour adoption.

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