Soudan: Le pays appelle à mettre fin aux ingérences extérieures et aux flux d'armes et de mercenaires pour parvenir à une paix durable

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, l'ambassadeur Mohieddine Salem, a affirmé que l'instauration d'une paix durable et juste au Soudan exigeait de mettre fin aux ingérences extérieures croissantes ainsi qu'aux flux d'armes, de munitions et de mercenaires vers le pays, de désarmer la milice et de mettre un terme à ses attaques contre les civils, les villes, les biens civils, les infrastructures, les barrages et les établissements de santé.

Dans son discours au nom du Soudan devant la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, il a insisté sur la nécessité de confiner la détention des armes à l'État et à ses institutions nationales légitimes, tout en appelant à soutenir les efforts du gouvernement soudanais en matière de protection des civils et de consolidation de la paix.

Le ministre a souligné qu'il était impossible de parler de paix et de stabilité au Soudan tant que se poursuivait la guerre dévastatrice menée par la milice Al-Dagalo. Il a affirmé que cette guerre était alimentée par des ingérences extérieures visant, selon lui, la position stratégique du Soudan, son poids géopolitique ainsi que ses ressources naturelles et ses minerais précieux.

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Il a dénoncé le silence de la communauté internationale et l'absence de mesures dissuasives face aux atrocités et aux violations commises par la milice, malgré l'existence d'éléments documentés, ainsi que l'absence de mesures décisives pour freiner les livraisons d'armes, de matériel militaire et l'afflux de mercenaires à travers les frontières soudanaises.

Selon lui, la poursuite de ces flux contribue à prolonger la guerre et encourage la milice à poursuivre ses attaques. Il a estimé que répondre à ces exigences constituerait, du point de vue du gouvernement soudanais, l'un des moyens les plus rapides de mettre fin à la guerre et de protéger les civils.

L'ambassadeur Mohieddine Salem a également dénoncé ce qu'il a qualifié de sélectivité et de deux poids, deux mesures concernant le maintien des armes entre les mains des milices rebelles. Il a affirmé que mettre sur le même plan l'armée nationale et une milice opérant en dehors de l'autorité de l'État contribuait à aggraver le conflit au Soudan.

Il a souligné qu'il était incohérent d'appeler à mettre fin à la guerre et à protéger les civils tout en fermant les yeux sur les transferts d'armes et de matériel à la milice, sans prendre de mesures pour y mettre fin et les condamner, ni donner suite à la demande de la classer comme organisation terroriste.

Le ministre a enfin déclaré que le silence face aux atrocités commises par la milice au Soudan ne constituait pas seulement, selon lui, une attitude « honteuse et contraire à l'éthique », mais représentait également un abandon des victimes civiles, notamment des femmes et des filles, confrontées à de graves souffrances tout en faisant preuve d'une grande résilience, ainsi qu'un abandon du peuple soudanais tout entier.

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