Des coups de feu tirés ce lundi 28 septembre par deux militaires en provenance de Mambasa-centre vers Bandisede ont semé la panique parmi les habitants du village de Banana, dans le territoire de Mambasa, en province de l'Ituri.
Cet incident intervient dans un contexte sécuritaire déjà tendu dans la région. Dans la nuit de dimanche à lundi 28 septembre, deux personnes, dont un militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), ont été tuées lors d'une attaque attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF).
Selon la Nouvelle société civile locale, les tirs entendus lundi dans la journée ont accentué l'inquiétude des habitants, déjà traumatisés par les violences récentes. La population vit dans la crainte de nouvelles attaques, alors que des menaces attribuées aux ADF continuent de circuler dans la zone.
Face à cette situation, plusieurs activités socio-économiques ont été suspendues. Les habitants limitent leurs déplacements et de nombreux opérateurs économiques hésitent à poursuivre leurs activités dans un environnement marqué par l'insécurité.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
La société civile demande des sanctions
Le président de la Nouvelle Société civile de la région, Jérémie Kikoko, a dénoncé le comportement des deux militaires impliqués dans les tirs qui ont provoqué la panique au village de Banana.
Il appelle les autorités compétentes à procéder à leur arrestation afin qu'ils répondent de leurs actes. Pour la société civile, il est essentiel que les forces de sécurité agissent de manière responsable dans un contexte où la population demeure particulièrement vulnérable aux violences des groupes armés.
Alors que la peur gagne les populations de Banana et des localités environnantes, les appels se multiplient pour renforcer la protection des civils et restaurer un climat de confiance dans cette partie de l'Ituri.