Le gouverneur de la région du Darfour, Minni Arko Minawi a affirmé que la paix durable au Soudan dépend d'une réelle volonté politique, du retour sécurisé des déplacés et d'un dialogue inter-soudanais inclusif.
Lors d'un rassemblement organisé par l'Association des enfants du Darfour à New York, Minawi, présent à New York au sein de la délégation officielle menée par le président du Conseil de souveraineté Abdel Fattah al-Burhan, a déploré les blocages politiques ayant empêché le chef de l'État de s'exprimer directement à l'ONU.
Évoquant la situation humanitaire catastrophique, il a déclaré que la ville d'El Fasher a été « détruite mais n'est pas tombée », accusant les Forces de soutien rapide (FSR) d'exactions massives et de viols. Selon lui, 85 % de la population du Darfour a fui la région, qui compte désormais de nombreux mercenaires étrangers.
Minawi a fermement rejeté tout projet d'État parallèle ou de partition du pays. Il a exigé que toute trêve future soit conditionnée par le désarmement et le retrait des combattants des villes. Enfin, il a réitéré ses critiques contre les Émirats arabes unis, estimant qu'Abou Dhabi ne peut agir comme un médiateur neutre en raison de son soutien continu aux FSR.