Congo-Kinshasa: RGPH-2 - Le Gouvernement appelle à la mobilisation médiatique contre la désinformation !

Après les institutions de la République, les forces vives de la Nation, les Confessions religieuses, les opérateurs économiques, les structures des jeunes, les Etablissements de l'ESU, les personnes vivant avec handicap, les leaders d'opinion, le Gouvernement a mis le cap sur un secteur essentiel : la presse. Dans le cadre du deuxième Recensement général de la population et de l'habitat, les autorités veulent atteindre toutes les couches des populations, passer la bonne information et adapter la gouvernance démographique congolaise aux standards internationaux.

C'est dans cette dynamique que le Ministre d'Etat en charge du Plan et de la Coordination de l'Aide au Développement, Guylain Nyembo Mbwizya, et le Ministre de la Communication et médias, Patrick Muyaya Katembwe, ont conjointement animé hier, mercredi 30 septembre 2026, une séance de sensibilisation l'intention des patrons des médias à Kinshasa. Organisée à Kertel Suite, à la Gombe, cette rencontre stratégique, intervenue au lendemain du lancement officiel de la cartographie censitaire, avait un double objectif.

Il était question, d'un côté, d'expliquer à la presse nationale les principaux enjeux du processus du deuxième Recensement général de la population et de l'habitat et, de l'autre, de l'impliquer dans les efforts de mobilisation des communautés dans cette vaste opération destinée à fournir à la RDC des données statistiques fiables pour planifier son développement.

Le Ministre d'Etat Guylain Nyembo et son collègue Patrick Muyaya ont appelé les médias à accompagner la matérialisation du RGPH-2. Avec détermination, ils ont encouragé l'exercice d'une presse responsable, fondée le respect de la déontologie journalistique et la vérité pour faire barrage à la désinformation.

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RGPH-2 : une affaire de tous

Dans son intervention, Guylain Nyembo a marqué avec fermeté une ligne de démarcation. Selon lui, le deuxième recensement de la population et de l'habitat qu'organise la RDC ne comporte aucune visée politique. Il l'a présenté sous l'angle d'une opération scientifique au service de la modernisation de l'action publique et de de la souveraineté nationale. Répondant aux préoccupations des médias, il a donné des garanties claires sur la disponibilité des ressources financières nécessaires, la confidentialité des informations sur chaque citoyen et l'inclusivité de l'ensemble du processus.

Selon ce membre du Gouvernement, la réalisation du RGPH-2 a nécessité un financement à hauteur de 192 millions de dollars américains pour couvrir toutes les opérations. « Nous travaillons avec le Fonds des Nations Unies pour la Population, qui est une organisation dédiée à la question de la gestion des populations, qui participe à tous les travaux », a-t-il précisé.

Pour le Min'Etat Guylain Nyembo, le Gouvernement, sous la férule de la Première Ministre Judith Suminwa, a engagé tous les mécanismes afin d'atteindre toutes les zones sur l'étendue du territoire national, y compris celles qui, jusque-là, ploient sous une crise sécuritaire préoccupante due à l'occupation rwandaise. « Personne ne doit avoir intérêt à perturber cette opération. Que vous soyez du pouvoir ou de l'Opposition », a-t-il épinglé, dans son exposé.

Halte au scepticisme

La rencontre avec les médias avait également pour but d'évacuer l'hésitation, d'extirper le doute et de renforcer la confiance dans la mise en oeuvre du deuxième Recensement général de la population et de l'habitat. C'est ce que Patrick Muyaya, Ministre de la Communication et médias, a suffisamment fait comprendre lors de son intervention.

« Nous avons noté qu'il y avait une forme de scepticisme parce que ce processus, on en parle depuis 2009 », a nuancé, dans ses propos liminaires, le Porte-parole du Gouvernement. Poursuivant sa lancée, le Ministre Patrick Muyaya lancé un appel à la mobilisation à grande échelle autour de ce qui, selon lui, confirme un véritable changement de narratif dans la gouvernance publique en République démocratique du Congo, sous le leadership du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

« Si nous ne savons pas combien nous sommes, nous ne serons pas en mesure de bien calibrer nos efforts de développement », a-t-il rappelé. Dans un élan de pédagogie, il a expliqué la différence existant entre le recensement de la population, l'identification et l'enrôlement des électeurs. A l'en croire, recenser suppose compter les ménages et les populations, sans distinction d'origine. Identifier revient à connaître le nombre de congolais tandis que l'enrôlement concerne l'identification des congolais en âge de voter.

« Dans le recensement général de la population et de l'habitat, on compte, on identifie. On compte les infrastructures, les écoles, les hôpitaux, le nombre de ceux qui vivent au Congo, y compris les étrangers », a démontré Patrick Muyaya, face aux patrons des organes de presse. « Alors on ne peut pas réussir cet objectif si ce processus n'est pas compris, n'est pas préparé par vous, et si vous ne vous en appropriez pas », a-t-il indiqué. Appuyant sa démarche, le Porte-parole du Gouvernement a souligné la nécessité pour chaque citoyen de faire preuve de vigilance et de sérénité en vue de contrer la manipulation sous toutes ses formes.

« Nous voulons nous assurer de la sécurité des agents recenseurs. Quand ils passeront dans nos communes, il ne faut pas qu'ils soient vus comme des gens qui viennent collecter des informations qui doivent servir contre nos intérêts », a-t-il averti.

Fin du processus en décembre 2027

Une troisième prise de parole était plus technique. Henri Marie Kazadi, Coordonnateur du Bureau Central du Recensement (BCR), a présenté l'état d'avancement du RGPH-2. Il a rappelé que le processus se situe, présentement, au niveau de la cartographie censitaire, lancée lundi à Kinshasa, avant son extension progressive vers les provinces. La cartographie censitaire marque le déploiement des agents sur terrain afin d'identifier les ménages et de géolocaliser les infrastructures en prélude au dénombrement exhaustif, prévu en juillet 2027.

Selon le Henri Marie Kazadi, la mise en oeuvre processus du deuxième Recensement général de la population et de l'habitat tient compte de la technologie avancée. Dans les zones d'accès difficile, par exemple, il a indiqué que les dispositions idoines ont été engagées pour une collecte des données par imagerie satellitaire. Avec tous les moyens mobilisés, le Coordonnateur du BCR a assuré la conduite du processus, censé s'achever en décembre 2027 avec la publication des résultats définitifs.

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