Algérie: Les premiers résultats de l'étude de faisabilité du projet ALTEH2A attendus en 2027

ALGER — Le ministre de l'Energie et des Energies renouvelables, Mourad Adjal, a annoncé, jeudi à Alger, que les premiers résultats de l'étude de faisabilité du projet de l'Alliance Algérie-Europe pour l'hydrogène (ALTEH2A) pour la production d'hydrogène vert en Algérie seront publiés en 2027, soulignant la détermination de l'Algérie à préserver son rôle d'acteur central dans les relations énergétiques avec l'Europe.

Donnant le coup d'envoi des travaux de la 2e réunion des ministres de l'Energie des pays partenaires du projet SoutH2 Corridor pour le transport d'hydrogène vert vers l'Europe, au Centre international de conférences (CIC) Abdelatif-Rahal, M. Adjal a précisé que, dans le cadre de la concrétisation de ce projet, l'Algérie et ses partenaires déploient des efforts soutenus pour développer la filière hydrogène, notamment à travers le projet de l'Alliance Algérie-Europe pour l'hydrogène, un projet intégré visant à acheminer vers l'Europe l'hydrogène vert produit en Algérie.

Les travaux réalisés dans le cadre du projet ALTEH2A ont "franchi une étape importante avec le lancement de l'étude de faisabilité portant essentiellement sur l'identification et l'analyse des sites potentiels de production d'hydrogène renouvelable en Algérie, la détermination du coût du projet, l'étude des différentes options de transport et l'évaluation des capacités du marché européen", a indiqué le ministre, ajoutant que les premiers résultats de cette étude seront publiés en 2027.

Le projet ALTEH2A vise à exploiter les énergies renouvelables en Algérie pour produire de l'hydrogène vert, tandis que le projet SoutH2 Corridor concerne les infrastructures et les gazoducs transfrontaliers destinés à acheminer cet hydrogène vers le marché européen, depuis l'Algérie vers l'Allemagne, en passant par la Tunisie, l'Italie et l'Autriche.

Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres

Le ministre a insisté sur l'importance de renforcer la confiance mutuelle et de créer un cadre propice à l'investissement pour assurer la réussite de cette initiative et faire du Corridor Sud de l'hydrogène un modèle de coopération régionale et internationale au service de la sécurité énergétique, de la durabilité environnementale et du développement économique.

Il a, à cet égard, souligné l'importance de poursuivre les efforts en matière d'harmonisation réglementaire et de certification de conformité et de normalisation, tout en définissant des règles communes visant à faciliter les futurs échanges d'hydrogène renouvelable.

L'Algérie, acteur central dans les relations énergétiques avec l'Europe

A cette occasion, M. Adjal a réitéré "l'engagement total de l'Algérie et sa disponibilité à poursuivre les efforts nécessaires, en coopération avec l'ensemble de ses partenaires, pour concrétiser cette initiative sur le terrain", soulignant, par là même, la détermination de l'Algérie à "préserver son rôle d'acteur central dans les relations énergétiques avec l'Europe".

Cette réunion vise à réaffirmer "notre engagement commun" à tracer une voie commune pour le développement des énergies nouvelles et renouvelables, à même de servir de base solide pour une coopération fructueuse et bénéfique pour tous, a-t-il dit, ajoutant que cette rencontre marque une "nouvelle étape" dans le processus lancé l'année dernière à Rome, à l'occasion de la première réunion ministérielle.

Le Corridor Sud de l'hydrogène n'est pas un simple projet de création d'infrastructures énergétiques, mais le socle de la future économie de l'hydrogène dans le bassin méditerranéen, à travers la valorisation des importants potentiels des pays participants dans le domaine des énergies propres et la contribution au développement industriel, économique et social, a expliqué le ministre.

Et de souligner qu'il s'agit d'une ambition qui s'inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de l'Algérie visant à développer les énergies renouvelables et l'hydrogène, au regard des atouts considérables dont dispose le pays, notamment son potentiel solaire exceptionnel, ses importantes ressources énergétiques, sa position géographique stratégique, ses infrastructures énergétiques développées et son expertise industrielle et énergétique reconnue.

La réunion s'est tenue en présence du ministre d'Etat, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, du ministre de l'Industrie, Farid Kourtel, du ministre fédéral autrichien de l'Economie, de l'Energie et du Tourisme, Wolfgang Hattmannsdorfer, du ministre italien de l'Environnement et de la Sécurité énergétique, Gilberto Pichetto Fratin, du secrétaire d'Etat au ministère fédéral allemand de l'Economie et de l'Energie, Frank Wetzel, du ministre tunisien de l'Equipement et de l'Habitat, chargé de la gestion du ministère de l'Industrie, des Mines et de l'Energie, Slah Zouari, et de l'ambassadeur de l'Union européenne en Algérie, Diego Mellado Pascua.

Etaient également présents le président du Conseil du renouveau économique algérien (CREA), Kamel Moula, les ambassadeurs des pays concernés par le projet d'hydrogène vert et les représentants des entreprises participant au projet.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.