Bonbons gélifiés, cookies ou cigarettes électroniques peuvent cacher des substances illicites. Alors que l'Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) alerte après la «National Agency for Drug Control» (NADC) appelle à la mesure. Son «Chief Executive Officer» distingue les produits au cannabis ramenés par des voyageurs de ceux auxquels des trafiquants ajoutent des drogues synthétiques. Il annonce qu'une première étude sur leur prévalence dans les collèges a commencé.
La Woman Chief Inspector Santia Sumsurooah (photo), responsable de l'Education Cell de l'ADSU, tire la sonnette d'alarme à la suite de plusieurs affaires récentes qui ont mis en lumière cette tendance. Si ces saisies restent encore limitées en nombre, elles témoignent d'une évolution des modes de distribution et de consommation de drogues qui nécessite, selon elle, une vigilance accrue de la part du public.
L'une des affaires les plus marquantes remonte à l'année dernière. À son arrivée à l'aéroport international Sir Seewoosagur Ramgoolam en provenance de France, une passagère mauricienne a été interceptée par les policiers de l'ADSU. Dans ses bagages, les enquêteurs ont découvert plusieurs sachets de gummies ainsi que des cigarettes électroniques jugées suspectes. Les produits ont été envoyés au Forensic Science Laboratory (FSL) pour analyse. Les résultats ont confirmé la présence de cannabis et de drogues synthétiques dans plusieurs des produits saisis.
Plus récemment, lors d'opérations menées dans différentes régions du Sud et dans le centre, les enquêteurs ont mis la main sur des sachets de gummies et de cookies. Là encore, les analyses scientifiques ont révélé la présence de substances illicites, notamment de drogues synthétiques incorporées dans ces produits.
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Des produits attractifs pour les jeunes
Pour l'ADSU, le principal danger réside dans l'apparence de ces produits. Leurs couleurs, leurs saveurs et leur présentation peuvent facilement les faire passer pour de simples friandises ou des accessoires de vapotage. «Ces produits peuvent attirer particulièrement les jeunes et les adolescents qui ne soupçonnent pas toujours leur véritable contenu», explique la responsable de l'Education Cell.
Face à cette situation, l'unité antidrogue multiplie les campagnes de sensibilisation dans les écoles et collèges afin d'informer les élèves, les enseignants et les parents des risques associés à ces nouvelles formes de consommation.
L'ADSU appelle également le public à redoubler de prudence et à signaler tout produit suspect. Toute information peut être communiquée à l'unité via la hotline 148 ou aux numéros 203 1505 et 203 1242. Pour les enquêteurs, la vigilance collective demeure l'un des moyens les plus efficaces pour freiner la circulation de ces substances qui se présentent désormais sous des apparences trompeuses.