La deuxième session ordinaire de l'Assemblée nationale pour l'année 2026 s'est ouverte ce jeudi 1er octobre, avec un agenda marqué par l'examen du budget 2027, plusieurs projets de loi, l'intelligence artificielle et la modernisation de l'institution.
L'Assemblée nationale reprend ses travaux. À l'ouverture de la deuxième session ordinaire de l'année 2026, le président de l'institution a fixé les principaux chantiers qui devront mobiliser les députés au cours des prochains mois.
Budget de la Nation, nouvelles réformes, évaluation des politiques publiques, intelligence artificielle et modernisation de l'institution figurent au coeur de cette session.
Dans son discours, le président de l'Assemblée nationale a d'abord dressé le bilan de la première session de la troisième législature.
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Vingt-sept projets de loi ont été adoptés, dont vingt-six à l'unanimité. Parmi ces textes figure le Plan national de développement (PND) 2026-2030, qui définit les priorités économiques et sociales du pays pour les cinq prochaines années.
Le budget 2027 au coeur des travaux
La deuxième session sera d'abord consacrée au vote du budget de la Nation. Le président de l'Assemblée nationale a appelé les députés à examiner la traduction concrète, dans le budget 2027, des ambitions du PND 2026-2030.
Le Plan prévoit près de 115 000 milliards de francs CFA d'investissements sur cinq ans, dont plus de 70 % attendus du secteur privé. Pour le Parlement, l'enjeu sera notamment de suivre l'utilisation des crédits votés et d'apprécier les résultats obtenus.
Les commissions parlementaires devront travailler avec le Gouvernement, les administrations et les structures chargées de la mise en oeuvre des politiques publiques. La Commission d'évaluation des politiques publiques devra également contribuer au suivi des engagements et des résultats.
Plusieurs textes attendus
Dix projets de loi sont déjà en instance devant l'Assemblée nationale. Parmi eux, des textes relatifs à la réglementation bancaire, à la microfinance et aux instruments publics de financement.
Le projet de loi modifiant le Code pénal, adopté en Conseil des ministres le 23 septembre et déposé au Bureau de l'Assemblée nationale le 29 septembre, sera également inscrit à l'ordre du jour avec célérité. Le président de l'institution a notamment évoqué les conséquences humaines et environnementales liées à l'orpaillage artisanal.
Des textes portant sur la vie institutionnelle, notamment dans le domaine électoral, ainsi que sur des questions économiques et sociales, devraient également être examinés.
L'intelligence artificielle s'invite au Parlement
Autre chantier mis en avant : l'appropriation de l'intelligence artificielle. Le président de l'Assemblée nationale estime que cette technologie transforme déjà les modes de recherche, d'apprentissage, de production et de décision.
À partir du 12 octobre, un premier cycle de formation à l'intelligence artificielle sera organisé à l'intention des parlementaires, en collaboration avec le ministère de la Transition numérique et de l'Innovation technologique.
L'objectif affiché est de permettre aux députés de mieux comprendre et utiliser ces outils, notamment pour l'analyse des projets de loi, l'exploitation des données budgétaires ou la préparation des auditions.
Une Assemblée appelée à se moderniser
La modernisation de l'institution constitue également un volet important de la session. Des tablettes destinées aux députés doivent être livrées à partir du 5 octobre. Une connexion à très haut débit et un accès Wi-Fi renforcé doivent également faciliter le travail parlementaire.
Un nouveau système de conférence est annoncé d'ici à la fin de l'année. La réhabilitation de l'Assemblée nationale doit, pour sa part, débuter en janvier 2027, avec une première tranche de travaux.
Le président de l'Assemblée nationale a enfin insisté sur la nécessité de maintenir le lien avec les populations. L'expérience de l'« Assemblée nationale hors les murs », menée durant l'intersession, doit permettre de faire remonter les préoccupations des citoyens dans le travail parlementaire.
La session qui s'ouvre devra ainsi conjuguer examen des textes, contrôle de l'action publique, écoute des populations et modernisation de l'institution.