Kenya: L'introduction en bourse de la raffinerie Dangote est ouverte aux Kenyans par le biais de GDR cotés à la Bourse nationale du Kenya (NSE)

Les investisseurs kényans pourraient accéder aux actions de Dangote Petroleum Refinery par le biais de certificats de dépôt internationaux (GDR) négociés à la Bourse de Nairobi, ce qui leur ouvrirait une voie locale vers la plus grande introduction en bourse d'Afrique. Renaissance Capital met actuellement au point cette structure, sous réserve de l'approbation de l'Autorité des marchés de capitaux du Kenya et de la Bourse de Nairobi (NSE), avec un lancement prévu début décembre.

Selon ce projet, les actions ordinaires de la raffinerie resteraient cotées et détenues au Nigeria, tandis que les GDR correspondants seraient négociés à Nairobi. Les investisseurs kényans achèteraient et vendraient ces certificats en shillings par l'intermédiaire de courtiers locaux. Renaissance Capital regrouperait les demandes via sa filiale kényane, les transmettrait au Nigeria et organiserait la conservation des actions sous-jacentes. Les dividendes, les droits et autres avantages accordés aux actionnaires seraient reversés aux détenteurs de GDR.

Dangote Petroleum Refinery propose 4,1 milliards d'actions au prix de 525 ₦ chacune dans le cadre d'une introduction en bourse visant à lever environ 2 150 milliards de ₦, soit environ 1,5 milliard de dollars. L'offre a débuté le 14 septembre et se terminera le 13 octobre. La structure kenyane proposée ne ferait pas de la raffinerie nigériane une société directement cotée à la Bourse du Nigeria (NSE) ; les investisseurs négocieraient plutôt des titres représentant ses actions nigérianes.

Aliko Dangote s'est également engagé à coter à la NSE la raffinerie distincte du groupe située en Afrique de l'Est. Ce projet de 700 000 barils par jour, situé à Lamu, a été lancé le 30 septembre et est développé indépendamment de la société de raffinage nigériane qui mène actuellement l'introduction en bourse.

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Ces projets s'inscrivent dans la continuité des efforts déployés par Dangote pour tirer parti des marchés financiers africains en vue de son expansion. Le groupe envisage également de coter d'autres entités à mesure qu'il développe des projets de raffinage, de production d'engrais et d'industrie à travers le continent.

Points clés à retenir

Le projet de GDR revêt une importance particulière, car il pourrait lever plusieurs obstacles auxquels se heurtent les investisseurs kényans lorsqu'ils achètent des actions nigérianes. Au lieu d'ouvrir un compte au Nigeria, de convertir ses fonds en nairas et de recourir à un dépositaire étranger, un investisseur pourrait négocier un certificat coté à Nairobi par l'intermédiaire d'un courtier kényan et régler la transaction en shillings. L'exposition économique sous-jacente resterait liée à Dangote Petroleum Refinery et, indirectement, au naira, car chaque certificat représente des actions nigérianes.

Cela signifie que cette structure facilite l'accès au marché, mais n'élimine pas le risque de change ni le risque lié à l'entreprise. Il est également important de distinguer les deux projets de raffinerie de Dangote. Les GDR représenteraient des actions de la raffinerie existante de Lagos, dont l'introduction en bourse est en cours au Nigeria. La nouvelle raffinerie de Lamu est un projet distinct et ne fait pas partie de cette offre.

L'engagement de Dangote à coter la raffinerie d'Afrique de l'Est à Nairobi créerait donc une opportunité d'investissement distincte si le projet atteignait ce stade. Ensemble, ces deux initiatives s'inscrivent dans une stratégie plus large : lever des capitaux sur les marchés africains, permettre aux investisseurs de différents pays d'accéder aux activités de Dangote et recourir aux bourses locales plutôt que de dépendre uniquement de Londres ou de New York. La prochaine étape consiste à obtenir l'autorisation réglementaire pour la structure des GDR et à confirmer ses conditions.

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