Quinze femmes journalistes ont pris part, mercredi 30 septembre à Beni (Nord-Kivu), à un atelier de réflexion consacré à la prévention et à la lutte contre le cyberharcèlement. L'activité a été organisée par le Réseau national des ONG pour le développement de la femme congolaise (RENADEF) avec l'appui de la Fédération des radios de proximité du Congo (FRPC) et de la Coopération suisse.
Cette rencontre visait à renforcer les capacités des professionnelles des médias face aux différentes formes de violences numériques auxquelles elles sont confrontées dans l'exercice de leur métier, notamment sur les réseaux sociaux et les plateformes de communication en ligne.
Au cours des échanges, les participantes ont été sensibilisées aux mécanismes de protection prévus par la législation ainsi qu'aux procédures de dénonciation des actes de cyberharcèlement. Une formation qu'elles jugent utile dans un contexte où les femmes journalistes sont fréquemment la cible d'attaques en ligne, de campagnes de dénigrement, d'accusations sans preuves et d'atteintes à leur réputation.
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« On nous a montré certaines lois qui nous protègent et nous pouvons les dénoncer », a témoigné l'une des participantes. Une autre a souligné que la formation leur a permis de mieux comprendre les comportements à adopter face aux violences numériques.
« Nous avons compris comment éviter le cyberharcèlement. Nous devons adopter un système de tolérance zéro et dénoncer aussi. Au niveau des réseaux sociaux, nous devons signaler », a-t-elle ajouté.
Pour les participantes, cette initiative constitue une étape importante vers une meilleure protection des femmes de médias, souvent exposées à diverses formes de harcèlement en raison de leur visibilité et de leur engagement professionnel.
La cheffe de la division provinciale du Genre au Nord-Kivu, Ruth Sabuni, a salué l'organisation de cette activité qu'elle considère comme une innovation dans la lutte contre les violences basées sur le genre.
« Penser aux femmes des médias, pour nous, c'est quelque chose de nouveau. C'est un travail qui n'est pas facile, surtout dans le contexte de notre province. Nous félicitons les organisateurs de cette activité qui ont songé à ce secteur, longtemps écarté dans tout ce qui concerne la participation, mais aussi la prévention », a-t-elle déclaré.
Au terme de l'atelier, les participantes ont plaidé pour une plus grande vulgarisation de la loi relative au cyberharcèlement afin de permettre aux femmes journalistes de mieux connaître leurs droits et les recours disponibles en cas d'abus.
Elles ont également lancé un appel à leurs consoeurs afin qu'elles brisent le silence et dénoncent systématiquement les actes de cyberharcèlement dont elles sont victimes.
À travers cette initiative, les organisateurs espèrent contribuer à la création d'un environnement numérique plus sûr pour les femmes journalistes et renforcer leur rôle dans la prévention des violences basées sur le genre au sein de la société congolaise.