Un hommage a été rendu, le 1er octobre à Pierrefitte-sur-Seine, en région parisienne, à Jean-Bruno Thiam, décédé le 22 septembre 2026 à Brazzaville, à l'âge de 81 ans. La cérémonie s'est déroulée le même jour que ses obsèques, organisées selon les rites musulmans dans la capitale congolaise.
La famille du disparu avait souhaité organiser ce moment de recueillement en France en communion avec la cérémonie funéraire tenue à Brazzaville. Plusieurs personnalités, amis et connaissances ont pris part à l'hommage, parmi lesquels l'ambassadeur de la République du Congo en France, Rodolphe Adada, accompagné de son épouse, ainsi que l'ambassadeur et délégué permanent du Congo auprès de l'Unesco, Henri Ossebi.
Dans une atmosphère empreinte de recueillement, les témoignages ont retracé le parcours professionnel de Jean-Bruno Thiam, marqué par des expériences dans les domaines de la presse, de l'information et de la communication, en République du Congo et à l'étranger.
Il avait notamment servi au sein de la presse présidentielle sous la présidence de Marien Ngouabi. Son parcours l'avait également conduit à collaborer avec le magazine Jeune Afrique et à travailler auprès de plusieurs dirigeants africains.
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Jean-Bruno Thiam avait notamment été aux côtés du président zaïrois Mobutu et du président centrafricain Jean-Bedel Bokassa, dans le cadre de l'appui apporté par le Congo à la République centrafricaine.
Proche du monde culturel, il entretenait également des relations avec plusieurs figures de la musique africaine, dont l'artiste congolais Tabu Ley. Cette proximité témoignait de son intérêt pour la vie culturelle et pour les personnalités ayant contribué au rayonnement de la culture africaine.
Son parcours professionnel l'avait également conduit en France, où il avait notamment travaillé au sein de la cellule de communication de la place Joffre, à Paris. De retour au Congo, il avait exercé les fonctions d'ambassadeur itinérant.
Fils de Yoro Thiam et de Senabou Cisse, Jean-Bruno Thiam était issu d'une famille congolaise d'origine ouest-africaine. Témoin de l'installation de la communauté ouest-africaine en République du Congo, il avait participé à la documentation de l'ouvrage Yoro le pêcheur / Dans la tragédie du Chemin de Fer Congo-Océan (CFCO) : De Poto-Poto au terminus de Deauville, écrit par Abdoul Kader Christian Keita.
Le recueillement organisé à Pierrefitte-sur-Seine a également été marqué par le souvenir de sa fille, Senabou Cisse Thiam, décédée à Bruxelles et inhumée en Belgique à la veille des obsèques de son père, le 1er octobre.
Selon des informations recueillies auprès de la famille, le corps de Senabou Cisse Thiam n'a pas pu être rapatrié en République du Congo en raison d'une procédure administrative qui n'a pu aboutir.
Le souvenir de Jean-Bruno Thiam restera ainsi associé à un parcours professionnel et humain au croisement de la presse, de la communication, de la diplomatie et de la vie culturelle africaine, un des pionniers de l'intégration sud-sud et du vivre ensemble entre Africains.