En tournée diplomatique dans les pays de la région, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Afrique centrale, Mohamed El-Amine Souef, a échangé le 1er octobre à Brazzaville, avec le président de l'Assemblée nationale, Isidore Mvouba, sur des questions liées à la paix, à la sécurité au développement.
Accompagné du coordonnateur résident des agences du système des Nations unies au Congo, Abdourahamane Diallo, Mohamed El-Amine Souef, qui a pris ses fonctions le 27 mai dernier, a entrepris depuis quelques jours une mission de prise de contacts dans les onze pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC). À l'issue de l'audience avec Isidore Mvouba, le chef du Bureau régional des Nations unies pour l'Afrique centrale (UNOCA) s'est dit heureux d'avoir échangé avec le président de la chambre basse du Parlement congolais sur un certain nombre de points liés aux questions de paix et de sécurité dans la région.
« Vous savez que le Congo a toujours été pionnier et champion dans les questions de paix, de sécurité, non seulement au niveau de la région, mais également à l'échelle continentale. Le président Denis Sassou N'Guesso s'est beaucoup démarqué, il s'est engagé avec son gouvernement et les parlementaires, que ce soit sur des questions liées au conflit en République centrafricaine ou bien en République démocratique du Congo ou dans les Grands Lacs en général. Même en Libye, vous avez été champion », a rappelé Mohamed El-Amine Souef.
Les deux personnalités ont également parlé des réformes au niveau de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité des Nations unies. Elles ont aussi évoqué les réformes sécuritaires au Congo, mais également de la parité, du rôle de la femme et des jeunes dans le processus en cours pour le développement durable du pays. Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Afrique centrale a salué le leadership du président de l'Assemblée nationale qui a, selon lui, une grande expérience.
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« Vous savez, nous, les hommes politiques, les diplomates, nous passons, ce sont les institutions qui restent. Quand vous avez quelqu'un qui a été élu et qui ne porte pas les préoccupations du peuple, de la société civile ou qui maîtrise moins les questions ou bien le rôle de l'exécutif, il est difficile. Mais le président de l'Assemblée nationale, c'est quelqu'un qui a fait l'exécutif, qui connaît très bien et qui est un enfant de terroir. Nous avons, à titre d'exemple, parlé de la Ve République en France. Les actes qui ont été posés, c'est un travail de longue haleine, mais il faut légiférer », a conclu le Comorien, précisant que les préoccupations liées au rôle de la femme et du jeune dans les questions de paix, de sécurité, mais aussi de développement, sont tout un chantier et non pas un travail qui pourrait se faire dans 24 heures.