Sénégal: Violences politiques de 2021-2024 - Amnesty International Sénégal salue l'ouverture annoncée d'une enquête judiciaire

Dakar — La section sénégalaise d'Amnesty International a déclaré, samedi, saluer l'ouverture annoncée par le parquet de Dakar d'une enquête consacrée aux évènements "politico-judiciaires" survenus entre 2021 et 2024 au Sénégal.

"Nous saluons le travail mené par les enquêteurs, qui a permis d'établir le bilan humain des évènements et la qualification juridique des faits", s'est réjoui Seydi Gassama, son directeur exécutif, dans un message publié sur le réseau social X.

Vendredi, le parquet de Dakar a annoncé l'ouverture d'une enquête sur les violences politiques survenues au Sénégal entre 2021 et 2024.

Ces violences, en raison de leur "ampleur" et de leur "caractère systématique", sont susceptibles de relever de la qualification de "crimes contre l'humanité", selon le procureur de la République.

Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn

D'après lui, les premières investigations ont permis de dénombrer provisoirement 76 personnes décédées, dont 41 dans la région de Dakar, et plus de 200 autres présumées victimes d'actes de torture ou de traitements inhumains, cruels ou dégradants.

Ces investigations ont été menées par la section de recherches de la Gendarmerie nationales entre octobre 2025 et septembre 2026, sur la base des documents disponibles, ajoute le procureur de la République dans un communiqué.

Le directeur exécutif d'Amnesty International Sénégal estime que "toutes les personnes impliquées dans la commission des crimes, qu'elles soient civiles ou militaires, doivent être recherchées et traduites en justice, dans la cadre d'un procès équitable".

Amnesty International Sénégal souhaite que "justice soit rendue à toutes les victimes".

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.