Planter des arbres, c'est bien. Empêcher qu'on les abatte en cachette, c'est mieux. Le gouvernement annonce la création de brigades mobiles de surveillance environnementale et forestière, pilotées par le ministère de l'Environnement.
Ces unités sillonneront les massifs forestiers, les plans d'eau et les zones sensibles. Elles devront repérer et sanctionner les infractions : déforestation, abattage clandestin et anarchique, exploitation illégale des écosystèmes. Elles s'attaqueront aussi aux réseaux d'approvisionnement et de transformation du bois, ceux qui font tourner le trafic.
Composées d'agents des eaux et forêts, les brigades travailleront avec les forces de sécurité et les collectivités locales, notamment pour régler les conflits autour des ressources naturelles. Elles pourront intervenir de jour comme de nuit sur tout le territoire.
« Ce dispositif associe répression des pratiques illégales et coopération citoyenne pour préserver nos forêts, nos eaux et nos écosystèmes », précise le ministère.
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Les chiffres expliquent l'urgence. Selon la FAO, le Togo a perdu plus de 130 000 hectares de couverture végétale entre 2001 et 2025, soit 5,9 %, et un cinquième de ses forêts primaires depuis 2002.
Le pays s'est pourtant fixé un cap : planter un milliard d'arbres d'ici 2030.
Reste que les nouvelles brigades auront un défi de taille : gagner de vitesse ceux qui abattent plus vite qu'on ne plante.