Congo-Kinshasa: La France finance un projet de 1,3 million d'euros pour renforcer l'accès à la justice des victimes de violences sexuelles en RDC

La France a mobilisé un financement de 1,3 million d'euros pour soutenir la mise en oeuvre du projet intitulé « Soutien à l'État de droit en faveur des victimes de violences sexuelles dans les zones de conflit » en RDC. L'annonce a été faite à l'issue d'un entretien tenu ce vendredi 2 octobre entre les autorités congolaises et une délégation du ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères.

Cette initiative vise à faciliter l'accès gratuit à la justice pour les victimes, tout en renforçant leur droit à la réparation.

Selon la partie française, ce projet s'inscrit dans l'engagement de la diplomatie française en faveur des femmes et des filles victimes de violences sexuelles, particulièrement dans l'est de la RDC où ces exactions continuent d'affecter des milliers de personnes.

« La réparation des femmes et filles victimes de violences sexuelles est au coeur de l'engagement de la diplomatie française. Dans l'Est de la RDC, de telles violences sévissent depuis de nombreuses années. Elles constituent des drames humains mais aussi des obstacles à la paix. Chacun sait qu'il n'y a pas de paix sans justice », a déclaré Jean-Noël Barrot, ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères.

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Les autorités françaises ont également salué la collaboration entre le gouvernement congolais, le Fonds national de réparation des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des victimes de crimes contre la paix et la sécurité de l'humanité (FONAREV), ainsi que l'ambassade de France en RDC.

« Ce partenariat va nous permettre d'agir de concert aux côtés des ONG afin d'aider les femmes victimes d'atrocités sexuelles à accéder aux soins, à la justice et aux réparations. Ce projet témoigne à la fois de la volonté des autorités congolaises de lutter contre ce fléau et de la détermination de la France à défendre les droits fondamentaux des femmes et des filles », a ajouté le ministre français.

Une approche concertée

Le dispositif repose sur une complémentarité entre plusieurs acteurs. Le ministère congolais de la Justice est chargé de garantir l'accès des victimes au système judiciaire, tandis que le FONAREV assure leur accompagnement ainsi que les mécanismes de réparation prévus.

Les partenaires techniques et les organisations de la société civile joueront également un rôle essentiel dans la mise en oeuvre du projet, notamment à travers l'assistance juridique, l'orientation des victimes et le suivi des dossiers sur le terrain.

À travers cette initiative, les autorités congolaises et françaises entendent renforcer la lutte contre l'impunité liée aux violences sexuelles dans les zones affectées par les conflits armés, tout en favorisant une prise en charge plus complète des survivantes grâce à un accès effectif à la justice, aux soins et à la réparation, considérés comme des conditions essentielles pour la reconstruction des communautés et la consolidation de la paix en RDC.

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