Des ravisseurs ont enlevé le 1er octobre 2026 dans le sud-est du Nigeria une vingtaine de jeunes en route pour le National Youth Service Corps, un programme d'un an destiné aux diplômés de l'université. Les forces de sécurité locales affirment que ces otages sont désormais retenus dans un camp en pleine forêt entouré par des explosifs, ce qui rend leur libération risquée.
C'est une opération de sauvetage qui se complique au Nigeria : une vingtaine de jeunes étudiants qui rejoignaient leurs camps d'affectation pour le service civique ont été enlevés le 1er octobre dans l'État d'Imo.
Les ravisseurs auraient exigé jusqu'à 50 millions de nairas - environ 33 700 euros - par otage pour leur libération.
Les forces de sécurité mobilisées en nombre ont certes localisé les victimes. Mais, pour le moment, impossible d'intervenir dans ce camp en pleine forêt, entouré par des explosifs.
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Pour cette opération de sauvetage, des véhicules blindés et des bulldozers seront nécessaires afin de récupérer sains et saufs ces otages retenus depuis jeudi dans la forêt d'Umunoha. C'est la stratégie dévoilée par Audu Bosso, le commissaire de la police de l'État.
« Truffé d'engins explosifs improvisés »
Ses équipes ont pu secourir une dizaine de personnes avant de poursuivre les ravisseurs jusqu'à leur cache. Mais impossible d'intervenir immédiatement. Une opération de reconnaissance par drone a permis d'établir que le camp où les jeunes gens sont retenus « est truffé d'engins explosifs improvisés », a affirmé ce week-end le commissaire.
Les victimes sont des étudiants d'universités du sud-ouest du Nigeria qui s'apprêtaient à intégrer le Corps national de la jeunesse, affectés au sud-est du pays.
Les jeunes diplômés nigérians ont l'obligation d'effectuer ce service civil en dehors de leur État d'origine, avant de pouvoir entrer sur le marché du travail.
Leurs familles ont affirmé à des médias locaux que les ravisseurs ont pris contact avec eux par appels vidéo pour réclamer ces 50 millions de nairas.
Les forces de sécurité nigérianes sont mises à rude épreuve sur plusieurs fronts. Le nord-est du pays fait face à une insurrection jihadiste qui, bien qu'affaiblie par rapport à son apogée, s'est étendue au nord-ouest et au centre. Des zones déjà mises sous pression par des groupes de « bandits » non idéologiques, connus pour organiser des enlèvements de masse et imposer des « taxes » aux agriculteurs. Le centre du Nigeria est également confronté à de violents affrontements entre agriculteurs et éleveurs au sujet des terres, tandis que le sud-est abrite un mouvement séparatiste.