Une femme accusée d'avoir vendu de faux papiers pour l'espace Schengen a été arrêtée à Ouest Foire. Son client, un jeune candidat au départ, avait été intercepté à l'AIBD avec des documents falsifiés.
Dakar, 4 octobre 2026. La Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) a démantelé un réseau de faux documents de voyage. Dans un communiqué publié dimanche soir, la Police nationale annonce le défèrement au parquet d'une femme, poursuivie pour « association de malfaiteurs, tentative de trafic de migrants par la voie aérienne, faux et usage de faux, ainsi qu'escroquerie ». Ces faits restent à ce stade des accusations, qu'il appartiendra à la justice d'établir.
2 300 000 FCFA pour un départ vers l'Europe
L'affaire démarre le 12 août 2026, avec une plainte déposée auprès de la DNLT. Le plaignant affirme avoir versé 2 300 000 FCFA à la mise en cause, qui lui aurait fait la promesse ferme de faciliter l'émigration de son jeune frère vers l'espace Schengen. Pour y parvenir, elle se serait appuyée sur un dossier frauduleux comprenant un titre de séjour français expiré, une carte vitale et un récépissé de dépôt de demande de renouvellement.
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Selon les investigations, la suspecte a reconnu collaborer avec un tiers pour mener à bien ce projet. Le paiement s'est fait en deux tranches, « appuyées par des décharges dûment signées ». Elle aurait ensuite chargé un complice, aux Maristes, de remettre au jeune frère une enveloppe contenant les faux documents.
Intercepté à l'aéroport
Muni de ces pièces, le candidat au départ s'est présenté à l'Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) pour embarquer. C'est lors de contrôles de routine que les policiers ont détecté la fraude. Le voyageur a été interpellé sur-le-champ et les pièces saisies.
En remontant la piste, les éléments de la DNLT ont rapidement interpellé la principale suspecte à son domicile d'Ouest Foire. Placée en garde à vue pour s'expliquer sur les faits reprochés, elle a ensuite été conduite devant le procureur de la République.