Le président du Conseil Souverain de Transition du Soudan, Abdel Fattah Al-Burhan, le président érythréen Isaias Afwerki et le président somalien Hassan Sheikh Mohamud ont participé, dimanche 4 octobre, à un sommet consultatif quadripartite dans la nouvelle ville d'El-Alamein, à l'invitation du président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi.
Les dirigeants ont tenu des consultations approfondies et fraternelles sur les questions régionales et internationales d'actualité, ainsi que sur les moyens de renforcer la coopération politique, commerciale et économique entre les quatre pays et de consolider la concertation et la coordination entre eux.
Le sommet a souligné la nécessité de respecter les principes fondamentaux du droit international, considérés comme le fondement de la stabilité et de la coopération régionales, notamment le respect de la souveraineté, de l'indépendance et de l'intégrité territoriale des États de la région, la promotion des principes de bon voisinage et le rejet de toute ingérence dans leurs affaires intérieures, quelle qu'en soit la justification. Les dirigeants ont également appelé à soutenir les institutions nationales et à privilégier les solutions politiques et pacifiques aux conflits.
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Les participants ont examiné les moyens de coordonner leurs efforts en faveur de la stabilité régionale et de créer un environnement propice à un développement commun et durable. Ils ont notamment insisté sur le renforcement des relations économiques, commerciales et culturelles afin de favoriser l'intégration et l'interdépendance économiques, le développement durable et le rapprochement entre les peuples des pays participants, dans le cadre d'une communauté d'intérêts et d'un destin commun.
S'agissant du Soudan, les dirigeants ont convergé sur la nécessité de soutenir son unité, sa souveraineté, son intégrité territoriale et ses institutions nationales, tout en rejetant la création de toute entité parallèle. Ils ont appelé à la reprise du processus politique sous direction et appropriation soudanaises, au renforcement des institutions nationales et au rejet catégorique de tout soutien aux mercenaires.
Concernant la Somalie, le sommet a réaffirmé son soutien à l'unité et à la souveraineté de la République fédérale de Somalie et rejeté toute intervention ou mesure susceptible de porter atteinte à son intégrité territoriale et à sa souveraineté nationale. Les dirigeants ont également rejeté toute reconnaissance ou tout soutien à ce qui est appelé le Somaliland, considérant qu'une telle démarche porterait atteinte à la souveraineté de la Somalie et à son intégrité territoriale.
Ils ont par ailleurs réaffirmé leur soutien aux efforts de la Somalie dans la lutte contre le terrorisme et à l'action visant à permettre aux institutions de l'État d'étendre leur autorité sur l'ensemble du territoire national. Ils ont appelé les partenaires régionaux et internationaux à assurer un financement suffisant, durable et prévisible à la Mission de soutien et de stabilisation de l'Union africaine en Somalie (AUSSOM), afin d'appuyer la transition sécuritaire dans le pays et de permettre à la mission de s'acquitter de son mandat, notamment en vue du transfert progressif et ordonné des responsabilités en matière de sécurité aux forces somaliennes.
Le sommet a également réaffirmé le principe de la liberté de navigation et souligné que la gouvernance de la mer Rouge relève exclusivement de la responsabilité des États riverains.
Les dirigeants ont insisté sur l'importance du respect du droit international applicable aux cours d'eau transfrontaliers, notamment au Nil, en particulier du principe de non-nuisance, ainsi que de l'obligation de coopérer par la notification préalable, la concertation et la recherche d'un accord. Ils ont rejeté catégoriquement toute mesure unilatérale susceptible de porter préjudice aux usages hydriques existants des deux États riverains du cours inférieur du Nil.
Les quatre pays sont convenus de poursuivre et d'approfondir leur concertation et leur coordination avec les autres États africains frères.
Les dirigeants ont également convenu de mettre en place un mécanisme chargé du suivi de la mise en oeuvre des conclusions du sommet consultatif. Ils ont décidé que ce sommet se tiendrait régulièrement, et chaque fois que nécessaire, afin de renforcer la concertation et la coordination entre les quatre pays.
Les présidents du Soudan, de l'Érythrée et de la Somalie ont enfin exprimé leur sincère gratitude et leur appréciation à la République arabe d'Égypte pour avoir accueilli ce sommet consultatif.