La circulation des fausses informations sur les réseaux sociaux constitue un facteur de préoccupation dans un contexte sécuritaire et sanitaire fragile au Nord-Kivu, estime Samuel Don Sekanabo, président du Parlement des jeunes de la ville de Beni.
Lors d'un entretien samedi 03 octobre 2026 avec Radio Okapi, il a appelé les utilisateurs des réseaux sociaux à adopter des réflexes simples pour vérifier les informations avant de les partager afin de limiter la propagation des rumeurs.
Pour Samuel Don Sekanabo, la désinformation exploite la vulnérabilité des citoyens en temps de crise sécuritaire ou sanitaire, précisant que les fausses informations peuvent contribuer à créer la panique, à alimenter les tensions entre communautés ou encore à compliquer l'action des équipes de secours et des forces de l'ordre.
« Dans une région comme Beni, une fausse information n'est pas un simple mensonge sur internet, elle peut avoir des conséquences tragiques sur le terrain et coûter des vies », avertit le président du Parlement des jeunes.
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Les réflexes à adopter avant de partager
Face à ce défi, le responsable de la jeunesse préconise l'adoption de gestes simples mais essentiels avant toute publication ou transfert de message. Il conseille notamment de s'assurer de l'origine de l'information et privilégier les canaux officiels et les médias crédibles; se méfier des titres sensationnalistes ou des messages incitant à la peur et à la haine; ainsi que ne jamais partager un texte, un audio ou une image sans en avoir confirmé l'exactitude auprès d'une seconde source fiable.
Le Parlement des jeunes de Beni prévoit de poursuivre ses actions de sensibilisation, particulièrement auprès des jeunes, pour promouvoir un usage responsable des réseaux sociaux et contribuer à la lutte contre la manipulation de l'information.