L'Unité spéciale des gardes-côtes togolaises (USGCT) est née d'un décret adopté en Conseil des ministres le 12 janvier 2024.
Son but : doter le pays d'une structure de surveillance permanente de l'espace maritime national. Jusque-là, la surveillance des côtes reposait sur des équipes d'interception et de dissuasion de la Marine nationale.
Le décret lui confie la surveillance des eaux togolaises, la lutte contre les trafics opérés par les pirogues en dehors des zones contrôlées et la prévention de la pollution en mer. L'unité doit aussi renforcer l'organisation interministérielle de l'action civile de l'État en mer, améliorer la coordination entre administrations et développer la coopération avec les pays voisins.
Elle s'appuie sur des procédures opérationnelles standardisées validées en mai 2022, qui permettent au Togo d'arrêter ou de poursuivre navires et personnes impliqués dans des actes de criminalité maritime.
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Il aura fallu près de deux ans pour passer du texte à l'action.
L'USGCT est entrée en service fin décembre 2025, avec le lancement de l'opération « Kéligou 2 », le dispositif de sécurité des fêtes de fin d'année.
Son opérationnalisation effective figure ensuite parmi les priorités de la feuille de route sécuritaire 2026 du gouvernement, qui vise à protéger l'espace maritime et les infrastructures portuaires. Elle est basée à Nimanya, dans la préfecture des Lacs.
L'unité répond aux menaces qui pèsent sur le golfe de Guinée, notamment la piraterie et la criminalité transfrontalière.
Pour le Togo, dont l'économie dépend du port de Lomé, la sécurité des eaux nationales conditionne celle du commerce extérieur. Des experts rappellent que l'efficacité d'un tel dispositif exige des équipements adaptés, des équipages formés et une coopération avec le Bénin, le Ghana et la Côte d'Ivoire.