Le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a organisé sa revue semestrielle des projets et programmes de développement, vendredi 2 octobre 2026, à Ouagadougou.
Des responsables et partenaires du ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques oeuvrent pour la bonne marche des activités du département. En effet, ils se sont réunis, vendredi 2 octobre 2026, à Ouagadougou, pour faire la revue semestrielle des projets et programmes de développement.
Le représentant de la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Borlli Michel Somé, par ailleurs secrétaire général, a indiqué que cette revue s'inscrit dans la dynamique de gestion axée sur les résultats voulue par le gouvernement.
La rencontre constitue, a-t-il ajouté, un cadre privilégié d'évaluation, de dialogue et de prise de décision pour s'assurer que les interventions conduites répondent effectivement aux besoins prioritaires. Il a, par ailleurs, rappelé que le ministère en charge de la transition digitale dispose, pour l'année 2026, d'un portefeuille de deux projets et programmes de développement en cours d'exécution d'un montant global d'environ 145 milliards F CFA.
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Réduire la fracture numérique
Parmi ceux-ci, a précisé Borlli Michel Somé, il y a le Programme d'identification unique pour
l'intégration et l'inclusion régionale en Afrique de l'Ouest au Burkina Faso, dénommé projet « WURI », d'un coût de 48 milliards FCFA et le Projet d'accélération de la transformation digitale du Burkina Faso (PACTDIGITAL-BF), d'un coût d'environ 97 milliards F CFA.
« Ces projets ambitionnent de réduire la fracture numérique et contribuer substantiellement au développement économique et social », a indiqué le représentant de la ministre chargée de la Transition digitale. A ses dires, jusqu'au 30 juin 2026, les projets et programmes affichaient un taux d'exécution financière de 17,83%, contre une exécution physique moyenne de 33,39%. Depuis leur démarrage, a noté Borlli Michel Somé, le taux d'exécution physique cumulé du portefeuille s'établit à 46,51% et celui des dépenses à 11,95%, tout en déplorant le faible niveau de mise en oeuvre de ces projets et programmes au regard du temps écoulé.
Le projet WURI a consommé près de 99% de sa durée initiale et le PACTDIGITAL-BF, environ 49%, a-t-il déclaré. Pour lui, cette situation s'explique par le dépassement budgétaire dans le dossier de recrutement du fournisseur de solutions technologiques, les retards dans la finalisation des termes de référence, les modifications postérieures à la programmation des activités et les lenteurs dans la contractualisation de certains marchés. Borlli Michel Somé a signifié que la programmation devra être désormais réaliste, fondée sur la capacité d'absorption des unités de gestion et sur la maturité effective des activités avant leur inscription dans le PTBA (Plan de travail et budget annuel).
Le représentant de la ministre chargée de la Transition digitale a invité les coordonnateurs et leurs équipes à recentrer les ressources sur les activités structurantes et à accélérer l'élaboration et la validation des termes de référence. Il les a également exhortés à encadrer les ajustements des PTBA par un mécanisme de traçabilité et associer systématiquement la direction générale des études et des statistiques sectorielles à leur élaboration et à leur révision.
Le Directeur général (DG) des études et des statistiques sectorielles par intérim, Moussa Badiel, a affirmé que les travaux vont être consacrés à l'examen approfondi des performances des projets et programmes de développement. « Nous allons donc travailler à la couverture des zones blanches qui sont des localités du pays où on n'a aucun signal des réseaux de communications électroniques », a-t-il assuré. Tout en déplorant les faibles performances, il a salué les acquis enregistrés, notamment la formation des acteurs de l'administration sur l'utilisation responsable de l'Intelligence artificielle (IA) et le recrutement d'un fournisseur de la solution technologique de mise en place du projet « Wuri ».