Trois personnes ont été blessées par balle dimanche 4 octobre lors de l'intervention des forces de l'ordre au village Mulongo, dans le groupement Bayoro, territoire de Nyunzu (Tanganyika). Ces incidents sont survenus sur fond de contestation de l'installation d'un nouveau chef coutumier.
Selon l'administrateur du territoire de Nyunzu intérimaire, les Forces armées de la RDC (FARDC) sont intervenues après le signalement de groupes de personnes munies notamment de flèches et de machettes qui auraient voulu empêcher la cérémonie officielle d'installation de Nicolas Kabogo Sango comme chef du groupement de Bayoro.
Des tirs de sommation ont été effectués pour disperser la foule. Trois personnes ont alors été atteintes par balle, selon des sources locales. Un calme précaire est revenu dans la zone.
L'installation de Nicolas Kabogo Sango est rejetée par une partie des notables et des familles régnantes locales. Ina Banza, garante des traditions coutumières de la région, affirme que le chef désigné n'est pas issu des deux lignées familiales, Mume Katombe et Leya Katombe, qui dirigeraient traditionnellement cette entité depuis plusieurs générations.
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La société civile critique l'intervention des militaires
L'intervention des FARDC dans ce différend coutumier suscite des réactions au sein de la société civile locale. François Luhunga, porte-parole des forces vives de Nyunzu, estime que le recours aux militaires n'était pas approprié.
« Dans un dossier de coutume, l'administrateur du territoire ne peut pas impliquer des militaires qui sont allés disperser la population avant l'installation du chef de groupement », a-t-il déclaré.
La société civile appelle les autorités provinciales du Tanganyika et le gouvernement central à intervenir pour apaiser les tensions et favoriser une solution concertée.
Contacté, le camp de Nicolas Kabogo Sango n'avait pas pu être joint., au moment de la publication de l'article.