En visite de travail à Bunia, le responsable principal chargé de la santé pour l'Afrique à la Banque mondiale, le Dr Ronald Upenyu Mutasa, a réaffirmé lundi 5 octobre 2026 l'engagement de son institution à accompagner la République démocratique du Congo dans la lutte contre la maladie à virus Ebola. Tout en saluant les progrès enregistrés dans la riposte, il a souligné la nécessité de maintenir et de renforcer les efforts afin de parvenir à un contrôle durable de l'épidémie.
Lors de son intervention face à la presse, le responsable de la Banque mondiale a estimé que les premiers résultats observés sur le terrain étaient encourageants.
Toutefois, il a rappelé que la vigilance demeurait indispensable face à une maladie qui continue de représenter une menace pour les populations affectées.
« Nous commençons à voir des signes très prometteurs indiquant que l'épidémie commence lentement à être contenue. Mais nous sommes encore loin de pouvoir dire que l'épidémie est complètement maîtrisée. Il faut donc poursuivre et renforcer les efforts », a déclaré le Dr Ronald Upenyu Mutasa.
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Vendredi 2 octobre, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, avait annoncé une baisse significative du nombre de nouveaux cas de personnes atteintes du virus d'Ebola.
« Aujourd'hui, nous ne parlons plus d'épidémies provinciales, on parle d'épidémies zonales, dans les zones de santé. Sur les 63 zones de santé, 12 n'ont plus déclaré de cas depuis 42 jours, et 8 n'ont pas déclaré de cas entre 22 et 42 jours », avait-t-il indiqué.
La Banque mondiale entend soutenir le gouvernement congolais dans plusieurs domaines essentiels à la lutte contre Ebola. Cet appui porte notamment sur les soins de santé de routine, la prévention et le contrôle des infections, le renforcement des capacités des laboratoires ainsi que la réponse communautaire, considérée comme un pilier majeur dans la lutte contre les épidémies.
Pour les autorités sanitaires congolaises, ce partenariat dépasse le simple cadre de la gestion des urgences sanitaires. Il constitue également une opportunité de renforcer durablement le système de santé national afin de mieux faire face aux futures crises sanitaires.
Le professeur Steve Ahuka, manager terrain de la riposte contre Ebola en RDC, a insisté sur l'importance de capitaliser sur les acquis obtenus grâce à l'accompagnement des partenaires techniques et financiers.
« Son séjour va également coïncider avec un moment important, car il est essentiel que l'autorité continentale puisse voir concrètement ce qui a déjà été réalisé avec cet appui et examiner comment nous pouvons davantage travailler ensemble », a-t-il indiqué.
Renforcer durablement le système de santé
Les acteurs de la riposte estiment que le renforcement du système de santé reste un élément clé pour contenir durablement Ebola. Cela passe notamment par l'amélioration des infrastructures sanitaires, la formation du personnel médical, le renforcement des capacités de diagnostic et une meilleure surveillance épidémiologique.
Au-delà des aspects techniques, les intervenants ont également mis l'accent sur l'implication des communautés locales. Leur adhésion aux mesures de prévention et leur participation active aux activités de sensibilisation sont jugées essentielles pour interrompre la transmission de la maladie et prévenir de nouvelles flambées.
Le message de la Banque mondiale se veut ainsi à la fois rassurant et prudent : si les progrès réalisés sur le terrain sont encourageants, la lutte contre Ebola est loin d'être terminée. La poursuite des efforts, le renforcement du système de santé et l'engagement des communautés demeurent les principaux leviers pour parvenir à une maîtrise durable de l'épidémie en République démocratique du Congo.