Le développement des infrastructures routières dans le Grand Bandundu était au centre d'un échange, ce lundi, entre le Directeur Général de l'Office des Routes, le Professeur Jeanneau Kikangala Ngoy, et le 2e vice-président de l'Assemblée nationale, l'Honorable Mboso N'Kodia Mpuanga. Les discussions ont notamment porté sur l'état d'avancement des interventions sur la Route Nationale n°16 (RN16), un axe dont l'importance dépasse largement le cadre d'un simple itinéraire routier. Cette route constitue en effet un corridor essentiel pour la mobilité des populations et la circulation des biens entre le Kongo Central et le Kwango, jusqu'à Popokabaka.
Dans une région où l'état des infrastructures conditionne directement l'accès aux marchés, aux services sociaux et aux centres urbains, la RN16 représente un véritable outil de désenclavement. Son amélioration doit permettre de faciliter les déplacements des populations, de renforcer les échanges commerciaux et de favoriser l'évacuation de la production agricole des territoires environnants.
L'enjeu est également économique. En reliant différents bassins de production et de consommation, cet axe peut contribuer à réduire les difficultés liées au transport, à améliorer la circulation des marchandises et à rapprocher davantage les communautés du Grand Bandundu des grands centres d'échanges.
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Une première phase déjà engagée
Selon le Directeur Général de l'Office des Routes ses services sont engagés dans une première phase d'intervention sur la RN16. Celle-ci bénéficie actuellement d'un financement correspondant à un quart du budget prévu par le FONER.
Cette première tranche constitue une étape initiale d'un programme appelé à se poursuivre à travers une seconde phase, dont la mise en oeuvre devra permettre d'aller plus loin dans les interventions prévues sur cet axe stratégique.
Du côté du Kwango, il faut la mobilisation de moyens matériels conséquents afin de permettre la progression des travaux. L'Office des Routes travaille ainsi sur les différentes conditions techniques et opérationnelles nécessaires à la poursuite du chantier.
Les travaux sont confiés à l'entreprise EIS-EK. Les études techniques ont déjà été réalisées et les procédures sont en cours afin de permettre à l'entreprise de commencer ses interventions dans les meilleures conditions. A précisé le Professeur Jeanneau Kikangala Ngoy.
Désenclaver pour stimuler le développement
A travers la RN16, c'est donc toute une dynamique de désenclavement du Grand Bandundu qui se joue. La réhabilitation et l'entretien de cet axe doivent contribuer à améliorer la circulation entre les provinces, mais aussi à ouvrir davantage les territoires concernés aux opportunités économiques.
Pour l'Office des Routes, l'objectif est de faire avancer progressivement les interventions en fonction de la disponibilité des financements et des moyens techniques, avec la perspective de renforcer durablement la praticabilité de cet axe.
La RN16 apparaît ainsi comme une infrastructure à forte valeur économique et sociale, dont l'amélioration est susceptible de changer concrètement les conditions de déplacement des populations et de donner un nouvel élan aux échanges dans cette partie de la République démocratique du Congo.
Le 2e Vice-président de l'Assemblée nationale a félicité le Directeur Général de l'Office des Routes pour ses efforts dans l'accompagnement de la vision du chef de l'Etat Félix Tshisekedi dans le volet infrastructures avant de lui promettre tout son soutien car selon lui, le travail qu'abat l'Office des Routes doit être accompagné pour le bien-être du peuple Congolais en Général et du Bandundois en particulier.