Ile Maurice: Écartée des examens avant d'être réadmise

Une adolescente de 16 ans, enceinte de cinq mois, aurait été empêchée de prendre part aux examens de la National CertificateLevel 2 (NC2) dans une école de la capitale en raison de sa grossesse. La situation a provoqué l'intervention de plusieurs instances, dont la National Social Inclusion Foundation (NSIF), l'Ombudsperson for Children et la Child Development Unit (CDU).

Selon nos informations, c'est la NSIF qui finance notamment les frais d'examen des élèves inscrits dans ce programme d'éducation informelle. Ce serait un membre du personnel de l'école qui aurait découvert la grossesse après avoir constaté l'absence de l'adolescente pendant environ deux semaines. La direction aurait alors décidé qu'elle ne pourrait pas participer aux examens.

Toujours selon nos informations, un membre du personnel s'est rendu au domicile de l'adolescente afin de lui permettre de poursuivre sa préparation aux examens. Il aurait ensuite demandé à la direction de revoir sa décision, dans l'intérêt de l'élève. La décision aurait également été signalée aux autorités. Une enquête de la CDU ainsi qu'une démarche de l'Ombudsperson ont été engagées. Il nous revient que la NSIF a vérifié auprès de la Mauritius Institute of Training and Development que l'adolescente était bien inscrite aux examens et que les frais avaient été réglés.

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Face aux démarches entreprises et aux sollicitations de la presse, la direction de l'école serait finalement revenue sur sa position, affirmant qu'il n'avait jamais été question d'empêcher l'adolescente de composer. Néanmoins, la NSIF dénonce ce qu'elle considère comme une atteinte aux droits de l'enfant, estimant que la grossesse ne doit pas constituer un motif pour priver une adolescente de son droit à l'éducation ou de son droit à passer des examens.

La mère de l'adolescente devrait l'accompagner aujourd'hui afin de s'assurer qu'elle puisse accéder à la salle d'examen dans de bonnes conditions.

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