Au mercredi 7 octobre 2026, quelque 2 millions d'hectares sont désormais certifiés, confirmant l'accélération du processus engagé par l'Agence foncière rurale (Afor).
Présentant les résultats de la certification foncière et de la contractualisation agraire aux Journées foncières d'Abidjan le mercredi 7 octobre 2026 au parc des expositions d'Abidjan, Mathias Koffi, directeur des Opérations techniques de l'Afor, a souligné le caractère dynamique de l'opération.
« Nous étions à 1,75 million d'hectares certifiés au 30 septembre 2026. Aujourd'hui, nous sommes à 2 millions d'hectares. Cela montre que l'opération est dynamique », a-t-il indiqué.
Cette progression s'inscrit dans l'objectif de massification et d'accélération de la sécurisation foncière rurale. La contractualisation agraire accompagne également cette dynamique afin de formaliser les relations entre détenteurs de droits coutumiers et exploitants. Mais sur le terrain, les défis restent importants.
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Les conflits liés aux limites villageoises et aux intérêts économiques peuvent remettre en cause des accords pourtant reconnus par les communautés. L'implantation d'infrastructures ou l'arrivée de projets générant des redevances peuvent notamment raviver certaines contestations.
La délimitation des territoires villageois constitue donc un autre enjeu. 67 % des villages sont aujourd'hui délimités et bornés, grâce à des enquêtes contradictoires associant populations, villages voisins et autorités.
Pour l'Afor, la sécurisation durable passe ainsi autant par la certification des terres que par la fiabilité des données et la reconnaissance consensuelle des limites.