La tension est vive au sein du Service d'assistance et d'encadrement de l'exploitation minière artisanale et à petite échelle (SAEMAPE) de Kindu, dans la province du Maniema. L'accès aux bureaux a été bloqué et des pneus ont été brûlés devant les installations mercredi 7 octobre 2026 par des agents réclamant le paiement de plusieurs mois d'arriérés de salaires.
Les travailleurs affirment qu'ils ne reprendront pas leurs activités tant que leurs salaires impayés ne seront pas réglés. Selon eux, cette mobilisation vise uniquement à obtenir le paiement de leurs rémunérations.
« Nous avons seulement un seul problème : nous réclamons ce qui nous est dû. Nous réclamons nos salaires. Nous travaillons, mais nous ne sommes pas payés. Voilà le pourquoi de notre attroupement ici », a déclaré Marcel Kasongo Tambwe, porte-parole de circonstance des travailleurs.
D'après lui, la situation varie selon les agents et les bureaux concernés. Certains réclament deux mois d'arriérés, tandis que d'autres attendent le paiement de douze mois de salaires :
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« Il n'y a pas de données fixes et communes à tout le monde. Il y a des agents qui réclament deux mois. Il y a ceux qui réclament douze mois. Il y en a qui réclament cinq mois et plus. Nous nous sommes adressés aux instances compétentes. Nous nous sommes adressés à monsieur le directeur général pour lui rappeler cette question ».
Les agents indiquent avoir saisi les autorités compétentes afin d'obtenir une solution à leurs revendications. Toutefois, ils déplorent l'absence de réaction de la direction malgré leurs démarches répétées.
Face à cette situation, les travailleurs annoncent le maintien de leur mouvement jusqu'au paiement effectif des arriérés de salaires.
« Nous trouvons que la patience a des limites. Notre patience est arrivée à bout. Nous allons sécher. Nous n'allons pas travailler jusqu'à ce qu'on aille apurer nos arriérés de salaires », a martelé Marcel Kasongo Tambwe.
Les activités du SAEMAPE-Kindu restent ainsi perturbées, les agents conditionnant toute reprise du travail à la régularisation de leur situation salariale.