La quiétude est revenue, mercredi 7 octobre, dans le territoire d'Ilebo (Kasaï) après quatre jours d'affrontements violents, soit du 3 au 6 octobre, entre deux groupes de jeunes. Trois personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées à la suite de ces heurts provoqués par un litige foncier familial.
L'intervention des forces de l'ordre et l'interpellation de 18 jeunes impliqués a permis de restaurer le calme dans la cité d'Ilebo.
Les violences ont éclaté lorsque le leader d'un gang appelé « Pool ya Zara », accompagné de ses éléments, s'est rendu au domicile de sa mère pour revendiquer la parcelle successorale de son défunt père, que cette dernière aurait vendue après s'être remariée.
Les tracasseries exercées sur place par ce groupe ont provoqué une riposte violente des jeunes du quartier Baudouin, plongeant rapidement la cité dans le chaos.
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Paralysie économique et interventions des forces de l'ordre
Durant quatre jours, la vie économique et sociale d'Ilebo est restée totalement paralysée. Les établissements scolaires ont gardé portes closes, les marchés sont restés déserts et le trafic fluvial au port de Kalina a été fortement perturbé.
L'administrateur du territoire adjoint, Paul Manyang, a confirmé que les forces de sécurité sont intervenues pour restaurer l'ordre public :
« La paix est revenue et la population vaque à ses occupations. Environ 18 jeunes du groupe Pool ya Zara ont été arrêtés et sont détenus à la prison d'Ilebo. »
Les autorités locales rassurent la population sur le maintien du dispositif sécuritaire afin d'éviter toute résurgence des violences dans la région.