Le commissaire général du Salon de l'information, de la communication et des médias (Sicom), Gyldas Mayela, a officiellement remis le 6 octobre à Brazzaville les conclusions de la première édition dudit salon au ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, Thierry Lézin Moungalla, et au président du Conseil supérieur de la liberté de communication, Médard Milandou Nsonga. Le document fait état des attentes et propositions des professionnels du secteur.
Tenue à Brazzaville du 17 au 19 septembre dernier, la première édition du Sicom a mobilisé les professionnels des médias, les étudiants, les universitaires et les acteurs du secteur. Après trois jours de panels, d'ateliers et de débats, les organisateurs ont rassemblé l'ensemble des propositions dans un document de résolutions. « Nous avons tenu à remettre officiellement ces résolutions au ministre de la Communication et au président du Conseil supérieur de la liberté de communication qui ont accompagné le processus depuis son lancement », a déclaré le Commissaire général, Gyldas Mayela.
Parmi les principales préoccupations soulevées figurent les coûts d'impression des journaux, jugés « exorbitants », particulièrement dans le secteur privé. Les professionnels ont sollicité l'appui du ministre auprès de l'imprimerie nationale pour obtenir des tarifs plus justes.
Autre point central retenu dans ces résolutions est l'adaptation du cadre juridique à l'ère du numérique. La loi du 12 novembre 2011 sur la liberté de l'information et de la communication, adoptée dans un environnement médiatique aujourd'hui dépassé, doit être révisée pour intégrer les réalités actuelles, notamment l'intelligence artificielle. « Tous les participants ont sollicité des pouvoirs publics l'émancipation de cette loi et des autres textes qui régissent le monde de la presse », a souligné le commissaire général.
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L'annonce la plus salutaire lors de ce salon a concerné le fonds d'appui à la presse, une promesse gouvernementale qui, selon Gyldas Mayela, est en train de prendre corps. « Le dossier est très avancé », a-t-il relevé.
Le commissaire général a profité de l'occasion pour rendre hommage au président de la République, qui « a pris ses responsabilités pour que les journalistes de notre pays exercent sans pression et sans inquiétude ». Il a également salué la liberté dont jouissent les journalistes congolais, contrastant avec la situation de confrères portés disparus dans d'autres pays.
Après la présentation de ces résolutions aux autorités, la prochaine étape consistera en la mise en place d'un comité de suivi, un observatoire chargé de vérifier régulièrement l'avancement des dossiers. « Notre devoir est de suivre à la lettre ce qui a été recommandé », a reconnu Gyldas Mayela, déterminé à faire de ces résolutions une réalité concrète pour l'ensemble de la communauté médiatique congolaise. Lors de la deuxième édition du Sicom, un état des lieux sera dressé.