La mission permanente du Soudan auprès des Nations Unies a salué l'adoption par le Conseil de sécurité d'une prorogation technique, pour la deuxième fois, des mesures prévues par la résolution 1591. Ces mesures sont maintenues, pour 60 jours, dans leur champ géographique et leur contenu actuels, jusqu'au 11 décembre 2026.
Dans un communiqué, le Soudan a estimé que la prorogation technique constituait la meilleure option, soulignant que la priorité devait être l'application effective du régime existant, le respect de ses dispositions et la responsabilisation de ceux qui les violent, plutôt que son extension.
Khartoum s'est déclaré disposé à engager un dialogue constructif avec les membres du Conseil de sécurité afin d'améliorer l'efficacité du régime de sanctions, à condition d'éviter toute politisation ou approche sélective, et de ne pas mettre sur le même plan l'État et ses institutions légitimes, d'une part, et les milices, groupes armés et mercenaires, d'autre part.
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La mission soudanaise a affirmé que le principal problème réside dans l'absence de volonté d'appliquer la résolution 1591, et non dans son champ géographique. Elle a appelé à stopper les flux illicites d'armes, de drones et de mercenaires vers le Darfour, à enquêter sur leurs sources et leurs itinéraires, et à demander des comptes à ceux qui les financent et les facilitent.
Le Soudan a rejeté toute extension du régime à l'ensemble de son territoire, estimant qu'elle affaiblirait ses capacités de défense et pénaliserait les acteurs respectant les décisions du Conseil, sans empêcher les réseaux de trafic d'approvisionner les milices. Il a réaffirmé sa disposition à coopérer avec le Conseil de sécurité, le Comité 1591 et le groupe d'experts, tout en défendant sa souveraineté, son unité et l'intégrité de son territoire.