Les Forces armées de la RDC (FARDC) mettent en garde les responsables du mouvement Mobondo qui, après avoir adhéré au processus de désarmement, reprennent les violences à Kwamouth, dans la province du Maï-Ndombe. Dans une déclaration ce jeudi 8 octobre, l'armée estime que le processus de paix ne peut pas servir de couverture à une reprise des activités armées ou à la reconstitution d'une autorité parallèle.
Le porte-parole des opérations Ngemba, le capitaine Antony Mualushayi, appelle toutefois les membres du mouvement qui souhaitent réellement renoncer à la violence à poursuivre leur démarche de désarmement et à réintégrer la vie civile.
Selon lui, certains responsables Mobondo retournent sur le terrain en affirmant vouloir sensibiliser leurs anciens combattants à rejoindre le processus de désarmement. Il souligne que les FARDC sontfavorables à cette démarche lorsqu'elle conduit effectivement au désarmement.
« On ne peut pas utiliser les processus de paix comme couverture pour retourner sur les terrains et reconstituer une autorité parallèle », a averti le porte-parole.
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Le capitaine dénonce notamment les cas où certains responsables chercheraient à s'imposer à nouveau sur le terrain, notamment en se présentant comme chefs ou en s'autoproclamant chefs coutumiers.
Pour les FARDC, le processus de désarmement constitue une opportunité de mettre fin aux violences et de permettre le retour à la vie civile. L'armée insiste également sur le respect de l'autorité de l'État comme condition du rétablissement de la paix dans les communautés affectées.