Une tragédie a frappé la communauté riveraine du lac Ntumba dans la nuit de mercredi 7 à jeudi 8 octobre 2026. Une mère de famille et ses deux enfants ont été mortellement attaqués par un hippopotame au village Ikoko Bonginda, dans le territoire de Bikoro (Équateur).
Selon l'organisation non gouvernementale de défense des droits humains « Cadre pour le Développement et le Bien-être » (CADEB), cet incident tragique s'inscrit dans une série noire d'affrontements répétés entre les habitants et la faune sauvage.
L'organisation souligne que la sécurité des communautés locales doit devenir une priorité urgente pour les gestionnaires de la faune et les autorités environnementales.
Face à la psychose qui s'installe au sein du village Ikoko Bonginda, la société civile réclame une intervention immédiate des pouvoirs publics pour sécuriser les zones habitées et prévenir de nouvelles pertes en vies humaines.
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Christophe Yoka, coordonnateur de l'ONGD CADEB, appelle à une conciliation entre protection de la biodiversité et sécurité humaine :
« Nous demandons à l'ICCN, au Ministère de l'Environnement et aux autorités provinciales de diligenter une mission urgente sur place [...]. Nous ne demandons pas la disparition de la faune, nous demandons que la conservation de la nature puisse aussi garantir la sécurité et la protection des communautés qui vivent à ses côtés. »
L'organisation s'est dite disposée à collaborer avec l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et les partenaires environnementaux afin d'élaborer des solutions durables pour atténuer le conflit homme-faune dans la région du lac Ntumba.