L'Éthiopie affirme que des forces érythréennes mènent une « invasion totale » de son territoire et qu'elle n'a d'autre choix que de se défendre.
Dans une lettre à l'ONU, le ministre des Affaires étrangères, Gedion Timothewos, assure que les troupes érythréennes ont avancé jusqu'à 60 km à l'intérieur du pays.
Il évoque « un acte d'agression flagrant » qui « engage le droit inhérent de l'Éthiopie à la légitime défense ».
Asmara dément. Le ministre érythréen de l'Information, Yemane Gebremeskel, affirme sur X que l'Éthiopie mène « de fait une guerre d'agression non provoquée » depuis plus de trois ans. Il accuse Addis-Abeba de vouloir s'emparer du port érythréen d'Assab pour retrouver un accès à la mer Rouge. Sa déclaration n'aborde pas la présence de soldats érythréens en Éthiopie.
Dans la région, l'armée éthiopienne progresse face à une alliance rebelle qui combat depuis le 23 septembre au Tigré, en Amhara et en Afar. L'Érythrée nie la soutenir.