Madagascar: Intoxication alimentaire - La cantine du Call center fermée par l'État

L'État prend en charge l'intégralité des frais médicaux des 183 personnes hospitalisées après une suspicion d'intoxication alimentaire liée aux repas servis à la cantine de l'entreprise Konecta. En parallèle, la cuisine de l'établissement a été temporairement fermée et le prestataire chargé de la préparation des repas, suspendu. Des analyses en laboratoire sont attendues pour déterminer l'origine de cet incident.

La prise en charge des victimes est entièrement assurée par l'État. « L'État doit assurer leur entière prise en charge », a indiqué vendredi soir Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony, ministre de la Communication et de la Culture et porte-parole du gouvernement, lors d'une visite auprès des patients hospitalisés depuis jeudi soir. Selon le ministre, une aide financière devrait également être accordée aux victimes. Ni les patients ni leur employeur n'auront ainsi à supporter les dépenses liées aux soins.

D'après le dernier bilan communiqué par le porte-parole du gouvernement, les 183 patients ont été répartis dans plusieurs établissements hospitaliers de la capitale. Parmi eux, 87 ont été admis au service de réanimation médicale de l'hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA), à Ampefiloha, tandis que 30 autres ont été pris en charge aux urgences du même établissement.

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Par ailleurs, 40 patients sont soignés au Centre hospitalier d'Andohatapenaka et quatre au Centre hospitalier de Soavinandriana. Douze personnes ont déjà pu regagner leur domicile après avoir reçu les soins nécessaires, tandis que 20 autres ont été transférées vers un autre établissement hospitalier. Aucun décès ni cas de complication n'a été signalé au moment de ce bilan.

Des prélèvements envoyés au laboratoire

Une délégation gouvernementale, composée de représentants des ministères chargés de la Communication et de la Culture, du Commerce et de la Consommation, ainsi que de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, s'est rendue auprès des victimes jeudi soir. En parallèle, des équipes de la direction de la protection des consommateurs et de la direction régionale du commerce et de la consommation d'Analamanga ont effectué des contrôles au sein de l'entreprise.

Des prélèvements ont été réalisés sur des restes de poisson, de saucisses, de salade de fruits, ainsi que sur l'huile utilisée pour la préparation des repas. Ces échantillons doivent être analysés en laboratoire afin d'identifier l'origine de l'incident. Le prestataire chargé de préparer les repas des employés a également été suspendu.

Le poisson et la salade de pommes de terre suspectés

Selon les témoignages de certains patients, le poisson, accompagné de sa sauce, et la salade de pommes de terre pourraient être à l'origine des troubles. Toutefois, aucune conclusion définitive ne peut être tirée avant la publication des résultats des analyses. « Les résultats des analyses en laboratoire permettront de déterminer la véritable cause de l'intoxication alimentaire », a précisé Teddy Mahalanona, directeur régional du commerce et de la consommation d'Analamanga.

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