Recueil de dix nouvelles écrites par un écrivain et critique littéraire sénégalais, Idrissa SOW Gorkoodio, Le silence du pilon témoigne de la richesse et de la portée de la création littéraire africaine. Depuis le 19 septembre dernier, ce recueil est retenu au programme scolaire du Sénégal en partant de l'enseignement primaire jusqu'au lycée. Une belle reconnaissance de la littérature africaine et un hommage remarquable à l'engagement littéraire de l'écrivain congolais, Malachie Cyrille Ngouloubi.
Publié dans la collection Arc-en-ciel, Le silence du pilon s'inscrit dans une tradition littéraire engagée qui met en lumière les réalités sociales et culturelles du continent africain. À travers une plume incisive et poétique, l'auteur explore des thématiques majeures telles que l'éducation, la condition féminine, la quête d'identité, les pesanteurs socioculturelles et les injustices sociales. Chaque nouvelle est une fresque vivante qui plonge le lecteur dans des récits poignants, parfois sombres, mais toujours porteurs d'un message d'espoir et de résilience.
Dans cet ouvrage, un hommage remarquable a été rendu à l'engagement littéraire de l'écrivain congolais, Malachie Cyrille Ngouloubi; honoré sur la couverture de ce livre signé par un écrivain sénégalais, lauréat du "Prix littéraire Malachie Cyrille Ngouloubi" 2024. En effet, pour l'écrivain sénégalais, Idrissa SOW Gorkoodio, Malachie Cyrille Ngouloubi est plus qu'une lumière humaine: il est une conscience littéraire, une voix qui porte au-delà des frontières et une flamme qui contribue à éclairer les chemins de la littérature africaine et universelle.
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Réagissant sur le fait que son nom figure sur la couverture de l'ouvrage d'un écrivain sénégalais qui a reçu le Prix littéraire Malachie Cyrille Ngouloubi 2024. l'écrivain congolais a dit: «C'est pour moi un honneur profond et, surtout, une responsabilité. Lorsqu'un écrivain africain associe votre nom à son oeuvre et qu'une distinction littéraire porte votre nom, cela dépasse la dimension personnelle. C'est une reconnaissance qui témoigne de la circulation des idées, de la fraternité entre les écrivains africains et de la capacité de la littérature à créer des passerelles entre les peuples. Je reçois donc cet hommage avec beaucoup d'humilité, de gratitude et de responsabilité», a déclaré Malachie Cyrille Ngouloubi.
Un ouvrage au programme au Sénégal
Pour un recueil de nouvelles, cet agrément change la donne; il l'autorise à figurer dans les programmes et les bibliothèques des établissements. Il conforte aussi la place des maisons d'édition indépendantes dans l'accès des élèves à la littérature. L'écrivain congolais dit ressentir une émotion particulière de voir son nom figurer sur la couverture d'un ouvrage littéraire, le voir associé à une oeuvre appelée à être étudiée dans l'enseignement au Sénégal par des élèves du primaire au lycée lui confère une portée encore plus importante.
«Je l'interprète avant tout comme une consécration de la force pédagogique et culturelle de la littérature. Lorsqu'une oeuvre est retenue dans le cadre de l'enseignement du français, elle entre dans un processus de transmission beaucoup plus large. Pour moi, c'est aussi une manière de contribuer indirectement à la formation littéraire et culturelle de la jeunesse sénégalaise», a-t-il indiqué.
Le dialogue entre les peuples ne passe pas uniquement par la diplomatie ou les institutions. Il passe également par les livres, les écrivains, les oeuvres et les lecteurs. «Lorsqu'un écrivain sénégalais reçoit un prix portant le nom d'un écrivain congolais et que son ouvrage est ensuite transmis à la jeunesse sénégalaise, nous sommes au coeur d'un dialogue culturel particulièrement fécond», a signifié l'écrivain.