La cérémonie d'installation du président de la Fédération congolaise de la danse, Orchy Nzaba, a eu lieu le 7 octobre, dans la mythique salle du Cercle culturel Sony-Labou-Tansi en présence des passionnés des arts de la danse. La cérémonie a été placée sous les auspices du secrétaire chargé des finances de l'Union nationale des écrivains et artistes du Congo (Unéac), James Gassongo, représentant le président Henri Djombo.
Dans son discours d'ouverture de la cérémonie d'installation, James Gassongo a signifié qu'ils sont sur la terre de la danse : la rumba, le kibourikiri, le ntsawa, le yeza yeza, la ma tchota, le mopacho, le dombolo, les danses ya ba pomba, pour ne citer que celles-là, car il y en a tant d'autres. «Tous, nous aimons, savourons et connaissons la danse. Ici au Congo, en Afrique, et même sur toute cette planète, nous célébrons cet art riche et envoûtant qui nous transporte, nous fait voyager ou nous accompagne dans nos pleurs. Oui, nous dansons, nous célébrons la danse ; mais au-delà de tout, elle est un art, un métier, une importante discipline qui remplit un grand rôle dans notre société et exige une fédération à la hauteur», a indiqué James Gassongo.
Pour le représentant du président de l'Unéac, la danse n'est pas seulement un mouvement ou un art du corps. «Elle est la mémoire vive de nos peuples, le pouls de notre identité et le souffle qui relie nos traditions et notre modernité. En procédant ce jour à l'installation officielle de la Fédération congolaise de la danse, l'Unéac pose un jalon capital : celui de la structuration, de la valorisation et de l'émancipation de nos talents», a souligné James Gassongo.
En effet, au sortir de l'assemblée générale extraordinaire des 11 et 12 juillet dernier, l'Unéac a résolument choisi de relancer et de redynamiser ses structures. C'est dans ce cadre dynamique que le président de cette fédération a été élu. Ce bureau qui prend ses fonctions,porte une lourde mais magnifique responsabilité: celle de donner à la danse congolaise la place d'excellence qu'elle mérite sur les scènes nationales et internationales.
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Aux membres du nouveau bureau, James Gassongo leur a rappelé les piliers de leur action : la créativité, la compétence, la discipline, la diversité dans l'unité et, par-dessus tout, l'engagement collectif. Il est certes beau de prendre fonction, mais le vrai défi est d'assurer pleinement son rôle et de remplir sa mission avec passion et plaisir. «Le chemin de la création exige rigueur, solidarité et vision. Vous trouverez toujours auprès de l'Union nationale des écrivains et artistes congolais l'accompagnement et l'écoute nécessaires pour réussir votre noble mission», a-t-il porté conseils aux membres du nouveau bureau de la Fédération.
Un vibrant plaidoyer pour la danse congolaise
À l'occasion de l'installation de la fédération congolaise de la danse, une activité supervisée par James Gassongo, délégué de l'Unéac, le président nouvellement installé dans ses fonctions, Orchy Nzaba, a captivé l'assistance par un discours d'une profonde intensité. Traversant les âges et les styles, des danses rituelles aux danses tradi-modernes, en passant par la danse contemporaine et la danse classique, il a rappelé toute la richesse du patrimoine chorégraphique congolais.
Au coeur de son intervention, un appel poignant a résonné comme une urgence : la nécessité absolue d'écrire et de documenter les danses congolaises. Face au risque de voir disparaître à jamais des pans entiers de «notre mémoire corporelle», le président de la fédération de danse, a insisté sur le fait que le mouvement, bien qu'éphémère, doit impérativement s'ancrer dans l'écrit pour traverser les générations.