Le mercredi 7 octobre 2026, à Abidjan, les différents acteurs du processus électoral en Côte d'Ivoire ont travaillé à l'identification des priorités et à l'élaboration d'une feuille de route commune pour la période postélectorale. Cette démarche traduit la volonté du Réseau ouest-africain pour l'édification de la paix (Wanep-Côte d'Ivoire) et de ses partenaires d'assurer un suivi concret des recommandations formulées par les missions d'observation électorale.
Il s'est agi de relire et de hiérarchiser les 500 recommandations issues des missions d'observation électorale relatives à l'élection présidentielle du 25 octobre 2025 et aux élections législatives du 27 décembre de la même année.
L'objectif était de définir les actions prioritaires à mener dans le cadre de la troisième phase du projet « Analyse et atténuation de la violence électorale » (E-MAM), mis en oeuvre de 2023 à 2027 dans douze pays d'Afrique de l'Ouest.
Mme Josiane Sombo, représentante du bureau régional du Wanep, a expliqué que le projet E-MAM vise à renforcer les capacités régionales et nationales afin de favoriser des processus électoraux pacifiques, contribuant ainsi à la paix et à la stabilité de la région.
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Elle a également précisé que le Wanep entend parvenir à une liste claire de priorités, à une répartition des responsabilités entre les acteurs et à la mise en place d'un mécanisme de suivi permettant de mesurer les progrès réalisés.
S'exprimant au nom de l'Union européenne, Mme Martina Pecarevic, cheffe de la section politique, s'est dit convaincue que c'est précisément pendant les périodes inter électorales que se construit la confiance, que s'enracinent les réformes et que se prépare la réussite des futurs scrutins.
Elle a rappelé que les dernières élections présidentielle et législatives en Côte d'Ivoire ont confirmé une tendance générale à l'apaisement.
Toutefois, les rapports des missions d'observation électorale font état de plusieurs améliorations nécessaires, notamment sur les plans opérationnel et de la transparence, ainsi qu'en matière de cadre juridique électoral et de participation citoyenne.
Elle a également évoqué les nouvelles menaces, dont la désinformation massive en ligne et les discours de manipulation et de haine sur les réseaux sociaux.
Intervenant au nom du ministère de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, Mme Avi N'Dri Rebecca épouse Donwahi a souligné que la question électorale constitue également un défi en matière de renforcement de la cohésion sociale. C'est pourquoi son ministère accorde une attention particulière à la prévention.
À l'ouverture des travaux de cet atelier, elle a assuré que son ministère examinerait avec le plus grand intérêt les conclusions des travaux et accompagnerait les actions relevant de son champ de compétence.