Le gouverneur de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC), Yvon Sana Bangui, a évoqué, au cours d'une audience avec le président Denis Sassou N'Guesso, l'importance de prendre des mesures nécessaires à l'atténuation des chocs endogènes et exogènes susceptibles de fragiliser la stabilité économique des pays de la sous-région.
En soulignant la nécessité de prendre des mesures en vue d'atténuer des chocs pouvant fragiliser la stabilité des économies de la zone Cémac, le gouverneur de la BEAC s'est toutefois dit satisfait du fait que la zone enregistre une croissance positive estimée à 3%. Yvon Sana Bangui s'est, par ailleurs, montré prévisible face aux risques liés au contexte international. « Des efforts sont consentis.
La zone fait preuve de résilience. Mais beaucoup reste à faire puisque nous sommes aujourd'hui exposés aux risques liés notamment au contexte international. Les incertitudes géopolitiques continuent de peser avec des effets sur nos économies », a-t-il déclaré en faisant allusion à la situation au Moyen-Orient. Ces risques, a-t-il poursuivi, pourraient entraîner un déséquilibre budgétaire pour les Etats de la zone Cémac.
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Ainsi, pour maintenir l'équilibre budgétaire et prévenir les déficits à court et à long terme, le gouverneur de la BEAC pense que la diversification des économies des Etats reste un défi à relever dans la zone Cémac.
« Au-delà de ces risques, les défis dans la zone demeurent. Et notre principal défi, c'est la diversification de nos économies. Nous devons réduire notre exposition aux importations pour renforcer nos réserves de changes », selon lui. Optimiste sur de bonnes perspectives qui s'annoncent, Yvon Sana Bangui a indiqué que la BEAC, qui a une mission de service public, va continuer à accompagner les Etats dans le processus de leur stabilité monétaire et financière.