Le gouvernement a répondu vendredi aux critiques selon lesquelles le président du Conseil, Faure Gnassingbé, s'investirait dans la résolution de crises à l'étranger, notamment dans la région des Grands Lacs, sans montrer le même engagement chez lui. Pour l'exécutif, ce reproche ne tient pas.
Interpellé à l'Assemblée nationale, le ministre des Relations avec le Parlement, Gilbert Bawara, a défendu le bilan du chef du gouvernement. Il a rappelé que son rôle dans les médiations et le règlement de différends internationaux est « salué unanimement » dans la sous-région, sur le continent et au-delà.
Ces critiques viennent surtout de responsables de l'opposition et d'acteurs de la société civile proches d'eux. Ils dénoncent une crise politique au Togo et affirment que rien n'est fait pour y apporter une solution durable. Des griefs que le pouvoir range parmi les polémiques stériles, dans lesquelles l'opposition semble s'être spécialisée.
Gilbert Bawara a reconnu à ces acteurs la liberté de s'exprimer, « au nom du principe de la démocratie ». Mais, selon lui, ils ont tort. Il appelle à « être pragmatique » et à laisser de côté les considérations politiques.
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Le ministre a aussi assuré que Faure Gnassingbé répondrait présent si des acteurs, politiques ou issus de la société civile, le sollicitaient pour aider à régler un différend.
Il a par ailleurs soutenu que le Togo n'a pas négligé la recherche de solutions consensuelles. Il a cité les différents cadres de dialogue que le pays a connus, dont le cadre actuel de concertation politique (CPC). Les travaux s'y poursuivent, a-t-il fait remarquer, « en l'absence des mêmes qui crient que rien ne se fait ».
M. Bawara admet qu'« aucune oeuvre humaine n'est parfaite », mais rappelle que, dans un dialogue, la partie adverse doit aussi assumer sa part de responsabilité.