La capitale congolaise, Kinshasa, a accueilli, jeudi dernier, le Vodacom Impact Forum. Il s'agit d'une rencontre consacrée au numérique et à son rôle dans la transformation de la société. La Première ministre Judith Suminwa, le ministre des Postes et Télécommunications José Mpanda, et le ministre d'État à la Formation professionnelle Marc Ekila étaient présents à la manifestation. Leur venue a donné un poids particulier à cet événement organisé par Vodacom RDC.
Lors de cette activité cruciale, il n'était pas seulement question de réseaux et de connexions. Il était aussi question de personnes. De vies qui changent. D'avenirs qui se dessinent.
*Derrière les chiffres, des visages*
Khalil Al Americani, Directeur général de Vodacom RDC, a été clair dès le départ. Pour lui, la vraie question n'est pas de savoir combien d'antennes ont été installées ou combien de personnes sont connectées. Ce qui compte, c'est ce que tout cela apporte concrètement dans la vie des Congolais.
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Alors, il a raconté. Pas seulement avec des chiffres, mais avec des exemples.
Dans l'éducation, Vodacom E-Learning permet à des centaines de milliers d'élèves et d'enseignants d'accéder à des contenus pédagogiques. Près de 47 salles de classe numériques ont été ouvertes. Et depuis 2023, environ 40 000 élèves ont reçu des kits scolaires.
La formation des jeunes occupe aussi une place importante. Grâce à des programmes comme Je Suis Tech, Vodacom Digital Labs, développé avec KADEA, et les Vodacom Centers, plus de 40 000 jeunes ont appris l'intelligence artificielle, la cybersécurité, le développement web ou la science des données.
Mais pour Khalil Al Americani, ces chiffres ne sont pas une fin en soi. Ils valent surtout par les histoires qu'ils racontent.
« Notre conviction est simple : l'impact commence souvent par une personne, mais il ne s'arrête jamais à elle. Il se transmet. Il touche une famille. Puis une communauté. »
*Donner aux filles les moyens de créer*
Cette vision explique aussi l'engagement de Vodacom envers les jeunes filles et les femmes.
Avec Code Like a Girl, 4 442 filles ont été initiées au codage et à la programmation. L'Académie du Leadership Féminin, menée avec l'UNFPA, accompagne près de 1 500 jeunes filles à travers un mentorat. Et les septième et huitième éditions de la Bourse Exetat ont été entièrement réservées aux filles, avec un accent sur les filières STEM.
L'idée est simple : ne pas faire des filles de simples utilisatrices de la technologie, mais leur donner les moyens de l'imaginer, de la créer et de la diriger.
*À Kalehe, des gestes concrets*
L'action de Vodacom RDC ne s'arrête pas à la formation. Dans l'Est du pays, à Kalehe, l'entreprise a mené des actions humanitaires.
La Cité de l'Espoir, des ateliers de couture dans les camps de déplacés, 59 abris d'urgence construits, plus de 1 000 familles accompagnées avec des kits essentiels, 20 salles de classe d'urgence... Autant d'interventions qui ont marqué les esprits.
À cela s'ajoutent près de 19,8 millions de minutes d'appels gratuits. Grâce à elles, des familles séparées par le conflit ont pu reprendre contact. Environ 400 personnes ont aussi bénéficié d'activités de relance économique.
*Un impact qui va au-delà des télécoms*
Pamela Ilunga, Directrice générale adjointe de Vodacom RDC, a mis en lumière l'impact socio-économique de ces réalisations. Pour elle, investir dans le numérique, c'est aussi développer des compétences, créer des opportunités, favoriser l'inclusion financière et autonomiser différentes catégories de la population.
De l'éducation à l'entrepreneuriat, en passant par la formation professionnelle, l'inclusion des femmes et des personnes vivant avec un handicap, les initiatives présentées racontent une même volonté : inscrire le numérique dans une dynamique plus large de développement.
*Un panel pour aller plus loin*
Le forum a aussi réuni plusieurs acteurs majeurs du secteur. Christian Katende de l'ARPTC, la Première Vice-Gouverneure de la Banque centrale du Congo, Pamela Ilunga de Vodacom RDC et le responsable de Vodacash ont échangé sur les conditions nécessaires pour accélérer l'investissement, favoriser l'innovation et renforcer l'inclusion financière et numérique.
Un message est ressorti clairement : la transformation numérique ne peut pas reposer sur un seul acteur. Elle demande un dialogue permanent entre pouvoirs publics, régulateurs, institutions financières et entreprises privées.
À travers ce forum, Vodacom RDC a voulu montrer qu'un écosystème capable de soutenir les investissements et de faire émerger des solutions adaptées aux besoins réels de la population est possible. Et que le numérique, quand il est pensé pour l'humain, peut vraiment transformer la société congolaise.