Certains étaient des étudiants, d'autres des enseignants ou encore des comptables dans leur pays d'origine. Une fois arrivés en France, ils se sont retrouvés dans les travaux agricoles saisonniers. Quelles conditions de travail ont-ils rencontrées ? Pourquoi ont-ils accepté ces emplois ? Et comment ont-ils vécu cette expérience. RFI s'est entretenue avec ces anciens travailleurs agricoles.
Arrivés en France, beaucoup d'entre eux s'engagent dans les travaux agricoles saisonniers, le temps de trouver un emploi ou pour financer leurs études.
Djibril Djire, âgé d'une quarantaine d'années est originaire du Sénégal. Il fait partie de ces anciens travailleurs saisonniers : « Je suis arrivé en France en 2010. Pendant les vacances, on travaille tous les jours dans les champs. Quand on est étudiant et qu'on n'a pas un autre travail, cela nous permet de payer au moins les frais d'inscription. Parmi nous, il n'y avait pas que des étudiants, il y avait aussi des pères et des mères de famille. »
Un tiers de la main d'oeuvre agricole
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Mamadou Diedhiou, qui est actuellement informaticien a fait les vendanges en France.
Il déplore les conditions de travail de ces migrants saisonniers dans les exploitations agricole « Pour moi, ce n'est pas un travail humain parce que c'est comme si on était chronométrés. Ce sont des conditions qui restent dures et au-delà ce cet aspect, je vois une certaine condescendance et un certain mépris de la part des propriétaires. Pour moi, ce ne sont pas des conditions de travail dignes. »
En France, le nombre d'ouvriers agricoles étrangers représente plus d'un tiers de la main d'oeuvre agricole. En 2024, leur nombre était estimé à 250 000 provenant majoritairement d'Europe de l'Est, du Maghreb et de l'Afrique subsaharienne.