La société civile de Boko, dans le territoire de Mbanza-Ngungu, au Kongo-Central, appelle les autorités à renforcer les effectifs de la Police nationale congolaise (PNC) à Nkolo. Cette agglomération, qui compte environ 10 000 habitants, ne disposerait que d'un seul policier, selon cette structure locale, qui dénonce également ce dimanche 11 octobre, la répétition d'incendies et l'absence d'enquêtes sur plusieurs incidents.
Le dernier cas signalé remonte à une semaine. Une maison a été incendiée après une dispute conjugale. Selon des témoignages rapportés localement, le présumé auteur serait revenu vers 2 h du matin pour mettre le feu à l'habitation avant de prendre la fuite. La femme et ses enfants avaient toutefois trouvé refuge chez des voisins.
Victor Nzuzi Mbembe, membre de la société civile locale, affirme qu'il s'agit du cinquième incendie enregistré dans des circonstances qu'il juge difficiles à expliquer.
« C'est la cinquième maison qui brûle dans des conditions difficiles à expliquer », déclare-t-il, déplorant l'absence de résultats dans les enquêtes sur ces incidents.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Il fait également état de plus de cinq décès ces derniers mois, enregistrés dans la localité, pour lesquels, selon lui, les enquêtes n'auraient pas abouti.
Un appel au renforcement de la sécurité
Pour la société civile, le faible nombre de policiers compromet la capacité des services de sécurité à répondre aux besoins de la population. Elle s'inquiète également du recours à des collaborateurs de la police dont certains poseraient, selon elle, des problèmes.
Le membre de la société civile indique que le suspect dans le dernier incendie serait un collaborateur de la police au sous-commissariat de Nkolo Mission. Il affirme que cet homme aurait déjà passé quelques jours en détention pour des faits dont la nature n'est pas connue.
Face à cette situation, la société civile demande aux autorités d'affecter davantage de policiers à Nkolo et de doter les services de sécurité de moyens adéquats.
Elle appelle également les magistrats et les juges à veiller au traitement judiciaire des affaires et à ce que les personnes reconnues coupables soient sanctionnées conformément à la loi.
Contactés après les incidents survenus dans cette zone la semaine dernière, les responsables de la police avaient promis de renforcer les effectifs afin de mieux protéger la population et ses biens. Ces renforts se font toujours attendre, déplorent les acteurs de la société civile.