Le président du Conseil poursuit sa visite en Chine. Dimanche, Faure Gnassingbé a fait étape à Xiamen, dans la province du Fujian. Il y a visité le musée de la Zone économique spéciale (ZES) et un institut d'océanographie.
Xiamen, que les Occidentaux appelaient Amoy, est une ville portuaire du sud-est de la Chine, face à Taïwan.
La ville compte environ 5,16 millions d'habitants permanents, sur 1 700 km² répartis en six districts.
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Le commerce extérieur pèse 960 milliards de yuans, dont 541 milliards d'exportations. Son port, en eau profonde, figure parmi les premiers de Chine pour les conteneurs. Xiamen abrite aussi l'université de Xiamen, l'une des grandes universités du pays.
C'est cette histoire portuaire qui a valu à Xiamen d'être choisie, en octobre 1980, comme l'une des premières zones économiques spéciales de Chine, dans le cadre de la politique d'ouverture lancée par Deng Xiaoping.
La zone n'occupait au départ que 2,5 km², dans le district de Huli. Elle a ensuite couvert toute l'île (131 km²), avant d'être étendue en juin 2010 à l'ensemble de la municipalité.
Les premiers résultats ont été rapides : en dix ans, le PIB a été multiplié par près de cinq, et le revenu par habitant est passé de 631 à 3 720 yuans.
Sur la décennie suivante, le PIB a été multiplié par seize environ. Parmi les atouts avancés : un port de 12 mètres de profondeur ou plus, rarement gêné par le brouillard, et la proximité de Taïwan, de Hong Kong et de Macao. Xiamen a aussi servi de base pour attirer les investisseurs taïwanais, avec des zones dédiées créées dès 1989 à 1992.
Pour Lomé, qui mise sur son port en eau profonde et sur la Plateforme industrielle d'Adétikopé, l'exemple de Xiamen a de quoi parler : un port, une zone franche, des usines. La visite de dimanche était l'occasion de le voir de près.