En remportant son premier derby de l'histoire devant un adversaire plus coté et dans son fief, le Progrès Sportif de Sakiet Eddaïer a fait sensation et a marqué d'une belle empreinte sa première saison en Ligue 1.
On ne peut que dire bravo et même chapeau à cette équipe du PSSE qui a, non seulement, tenu la dragée haute au CSS mais est parvenue à remporter un beau succès qui a pris de court ceux qui l'ont pris pour une proie facile, vu l'écart énorme dans les moyens. On se demande comment l'entraîneur Nabil Kouki n'a pas vu le danger venir avant et durant la première demi-heure et n'a pas fait une bonne lecture du jeu performant de cette équipe qui, invaincue durant les quatre premiers matches avec deux victoires «à domicile» sur la JSO et le CSHL et deux nuls loin de ses bases avec l'ASM et l'OB, a défrayé la chronique. C'est un adversaire et un match piège qui n'auraient pas dû être sous-estimés.
Un exemple de rigueur tactique, physique et mentale
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Le PSSE, qui a transcendé le derby du Sud, n'est pas un assemblage de grands talents ou de «super stars», mais plutôt un ensemble de joueurs pas très connus au sommet qui se complètent, qui se donnent sans compter sur le terrain et qui n'ont pas froid aux yeux. C'est le collectif, le chacun pour tous qui fait la force des hommes de Yousri Ben Kahla, lui aussi un entraîneur de l'ombre qui a été l'adjoint de l'Egyptien Houssem El Bedri au CSS.
Il n'y avait qu'à regarder ce délire sur le banc et parmi les centaines de supporters clairsemés au milieu des milliers des fans Noir et Blanc après le but de Mohamed Ali Omri et après le coup de sifflet final. Ça n'a pas été facile pour une équipe qui n'était pas en position de favori de gagner un match dont le sort était dans l'esprit de son adversaire plié d'avance, mais la mission qui semblait impossible a été bien accomplie. Grâce à un plan de jeu bien ficelé et exécuté à la perfection et à un 4-3-3 offensif des plus audacieux avec l'ex-gardien du SG, Abdelkader Chouaya, dans les buts, l'Ivoirien Bationo Ibrahima Bertrand en charnière centrale solide comme un roc, le Sénégalais Amadou Ba, intraitable comme arrière gauche, et un capitaine au leadership affirmé, Mossâab Lâajili.
Au milieu, c'est un trio de feu véritable essuie-glace en phase défensive et rampe de lancement redoutable des transitions rapides: Frej Ajroud, Charfeddine Ouni et Haroun Ben Ameur. En pointe, deux bons faiseurs de jeu (Baha Eddine Mouelhi et Nacef Atoui) et un avant-centre baroudeur et chasseur de buts : Mohamed Ali Omri. Avec une belle ambiance et les consignes appliquées à la lettre de leur entraîneur Yousri Ben Kahla, qui ne leur demande que d'être eux-mêmes sur le terrain, le PSSE est devenu une équipe mature qui a du caractère et de la personnalité.