Luanda — Le Président de la République, João Lourenço, a annoncé ce jeudi, à Luanda, que la production nationale de poisson avait augmenté de 30 %, passant de 558 000 à 725 000 tonnes entre 2022 et 2025.
Dans son discours sur l'état de la nation, prononcé à l'occasion de l'ouverture de la 5e et dernière session législative de la 5e législature de l'Assemblée nationale, le Chef de l'État a déclaré que cette performance reflétait le renforcement des capacités de production, l'amélioration des conditions organisationnelles du secteur et la valorisation durable des ressources disponibles.
Il a souligné que, plus important encore, ces progrès se traduisaient par des avantages concrets pour les familles angolaises, la consommation de poisson par habitant passant de 14,5 à 18 kilogrammes par an, un niveau proche de la moyenne mondiale recommandée par la FAO.
Il a ajouté que ces résultats démontrent que la valorisation des ressources halieutiques contribue directement au renforcement de la sécurité alimentaire, en remplaçant progressivement les importations, en consolidant les filières de production nationales et en créant de nouvelles opportunités d'emploi et de revenus pour des milliers de citoyens.
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Dans le cadre des investissements structurels en cours, il a mis en avant des initiatives visant la production, la conservation, la commercialisation et la modernisation du secteur, notamment la réhabilitation du Centre piscicole de Ngolome, qui a un impact sur la promotion de l'aquaculture et l'augmentation de la production en eaux intérieures.
Il a mentionné l'expansion de Pescangola, renforçant la capacité nationale de soutien à l'activité de pêche, la construction du marché aux poissons du port de Luanda et la réhabilitation du marché aux poissons de Tômbua afin d'améliorer les conditions de réception, de conservation, de vente et de contrôle de la qualité du poisson.
Il a également présenté le projet AFAP II, destiné à soutenir la pêche artisanale et l'aquaculture, avec des retombées directes pour les communautés productives.
Selon le Président de la République, ces investissements améliorent la qualité des produits, réduisent les pertes après capture, optimisent l'organisation du marché et garantissent des revenus plus élevés aux pêcheurs, armateurs, aquaculteurs, commerçants et consommateurs.
Dans le même temps, il a souligné que le programme Kalunga renforce les connaissances scientifiques sur les ressources marines nationales, permettant ainsi des décisions plus durables et fondées sur des données probantes, axées sur la conservation des écosystèmes.
De même, a-t-il ajouté, le Projet intégré d'inspection des pêches renforce la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, protégeant ainsi les ressources, l'activité économique formelle et l'avenir des communautés qui dépendent de la mer.
Par ailleurs, il a insisté sur le fait que la consolidation de l'économie bleue exige une vision intégrée, moderne et durable, guidée par les priorités suivantes : l'intégration de la pêche, de l'aquaculture, de la transformation industrielle, de la protection de l'environnement et de la logistique de distribution, ainsi que la consolidation d'un réseau national d'infrastructures de pêche modernes et fonctionnelles, articulées avec les principaux centres de consommation et d'exportation.
Il a plaidé pour le renforcement de la formation des capitaines, des marins, des techniciens en aquaculture, des biologistes marins, des inspecteurs, des gestionnaires et des entrepreneurs du secteur, ainsi que pour la promotion de la culture océanique afin que les citoyens connaissent, valorisent et protègent le patrimoine maritime national.
Il a souligné qu'avec cette stratégie, l'Angola renforce sa position de chef de file continental en matière d'utilisation durable des océans, en promouvant une économie bleue créatrice de richesse, protectrice de l'environnement, valorisant les communautés et contribuant à la souveraineté alimentaire et économique du pays.
Selon le numéro un angolais, la mer recèle d'abondantes ressources alimentaires, d'emplois, de connaissances scientifiques et commerciales, et offre des perspectives d'avenir prometteuses, étant de la responsabilité de l'État de transformer ce potentiel en prospérité partagée, en emplois pour les jeunes, en revenus pour les familles et en sécurité alimentaire pour tous les Angolais.
Avec détermination, une gestion rigoureuse des ressources et une vision à long terme, l'Exécutif continuera de faire de la pêche et de l'économie bleue des piliers essentiels de la diversification économique, de l'inclusion productive et de l'affirmation de la souveraineté de l'Angola dans l'Atlantique.