Luanda — Le secrétaire d'État à l'Action climatique et au Développement durable, Nascimento Soares, a indiqué mardi, à Luanda, que la collecte des contributions des différents ministères à la proposition de loi définissant les fondements du cadre réglementaire du marché du carbone en Angola était en voie d'achèvement.
Intervenant lors d'un atelier consacré à la collecte de contributions sur l'économie de la nature et le marché du carbone, il a précisé qu'il s'agissait de l'initiative législative relative à la proposition de loi-cadre portant sur le système de gestion des émissions de gaz à effet de serre, selon une note transmise mardi à l'ANGOP.
Le responsable a indiqué que ce texte visait à instaurer un environnement prévisible, transparent et sûr pour les acteurs du secteur, tout en alignant les priorités nationales sur les possibilités offertes par l'Accord de Paris.
Nascimento Soares a souligné que cette initiative dépassait le seul cadre économique, puisqu'elle entendait faire du patrimoine naturel de l'Angola, constitué de forêts, de mangroves, de zones humides et de savanes, un levier de développement durable au bénéfice de l'économie et des communautés locales.
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Il a expliqué que le marché du carbone permettrait d'attribuer une valeur économique aux réductions et aux absorptions de gaz à effet de serre grâce à des crédits négociables. Il comprendrait deux volets, un marché réglementé et un marché volontaire, encadrés par des règles et des obligations fixées par l'État. Ce mécanisme permettrait aux entreprises d'acquérir des crédits issus de projets validés selon des normes internationales.
Pour le responsable gouvernemental, l'intégrité environnementale, la transparence et la traçabilité constitueront des éléments fondamentaux pour garantir la crédibilité du système angolais et attirer des investissements en faveur de la conservation de la nature.
Il a préconisé la prise en compte des contributions du monde universitaire et des experts afin de fonder la législation sur des données précises concernant les capacités de stockage du carbone des écosystèmes angolais, ainsi que de définir des méthodologies et des systèmes de suivi, de notification et de vérification (MRV).
Le secrétaire d'État a également souligné que la dimension économique du projet devait s'accompagner d'un impact social, en garantissant la participation des populations locales et un partage équitable des bénéfices.
Il a assuré qu'une fois les contributions consolidées, la proposition de loi serait soumise à l'Assemblée nationale pour examen et adoption par les députés.