Fin de la parenthèse et retour en terrain bien connu. Après quelques jours de vacances sabbatiques, le Premier ministre Abdoulaye Maïga a repris les commandes de la Primature. Il s'agissait de sa toute première période de congé depuis sa prise de fonction à la tête du gouvernement : une courte pause indispensable pour recharger les batteries avant d'affronter une rentrée institutionnelle particulièrement intense.
Cette absence temporaire a pourtant suffi à alimenter la machine à rumeurs. Une partie de la presse, prompte aux conclusions hâtives, a prématurément évoqué l'activation d'un « intérim formel », transformant la simple gestion des affaires courantes en un prétendu remaniement du sommet de l'État.
Mettons les choses au clair : il n'en a jamais été question.
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Du côté de la Primature, la mise au point est limpide : il ne faut pas confondre suppléance protocolaire et succession administrative. Qu'Alousséni Sanou, ministre d'État et deuxième dans l'ordre de préséance, ait représenté le chef du gouvernement lors d'engagements officiels relève du fonctionnement normal et harmonieux de nos institutions. Remplir une obligation publique en l'absence du Premier ministre ne constitue en aucun cas un acte administratif nommant un chef de gouvernement par intérim. Aucun décret en ce sens n'a été pris, et le leadership d'Abdoulaye Maïga n'a jamais été fragilisé.
Désormais de retour à son bureau, Abdoulaye Maïga retrouve un agenda gouvernemental particulièrement chargé où les priorités ne manquent pas a commencer par la finalisation et la défense du budget devant le Conseil national de Transition (CNT). Autres dossiers délicats : la reddition des comptes avec un suivi rigoureux des orientations présidentielles suite aux derniers rapports du Vérificateur général, avec déjà plus de 2,4 milliards de FCFA recouvrés et surtout la vision à long terme pour le pilotage de la préparation du Plan d'action gouvernemental (PAG) 2027-2031, chantier stratégique dont les travaux préparatoires ont déjà été initiés.
L'exécutif malien réaffirme ainsi sa continuité et sa capacité. Loin des agitations médiatiques et des interprétations hâtives, le gouvernement est pleinement au travail, soudé et concentré sur ses engagements envers la nation.