La situation sécuritaire dans l'Est de la République démocratique du Congo ( RDC) a été évoquée lundi 19 octobre 2026 lors d'une session du Parlement européen à Strasbourg par l'eurodéputée belge Hilde Vautmans. Elle a interpellé les institutions européennes sur la persistance du conflit dans l'Est du pays et sur la nécessité de mettre en oeuvre les résolutions déjà adoptées par le Parlement européen.
Dans son intervention, l'élue a rappelé que l'Est de la RDC est en proie à des conflits armés depuis plus de trois décennies. Elle a également exprimé ses inquiétudes face au rapprochement entre l'ancien président congolais Joseph Kabila et les rebelles du M23.
« Depuis plus de 30 ans, la guerre ravage l'Est de la RDC, l'un des conflits les plus meurtriers depuis la Seconde Guerre mondiale. Aujourd'hui, le rapprochement de Joseph Kabila avec les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, nous inquiète profondément. Notre Parlement a adopté deux résolutions appelant à la paix, au retrait des groupes rwandais et à des sanctions », a-t-elle déclaré.
L'eurodéputée a demandé aux institutions européennes de veiller à l'application effective des résolutions votées par le Parlement européen.
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« Je demande aujourd'hui d'insister auprès des institutions européennes pour que nos résolutions soient pleinement mises en oeuvre et que les sanctions contre le Rwanda soient effectivement appliquées. Nos résolutions ne peuvent pas rester lettre morte. L'Europe ne peut pas se taire. La crédibilité de notre Parlement est en jeu », a poursuivi Hilde Vautmans.
Cette interpellation intervient dans un contexte marqué par l'annonce, le 12 octobre dernier, de la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), un mouvement politico-militaire dirigé par l'ancien président Joseph Kabila et succédant à l'AFC/M23. Cette rébellion contrôle une grande partie des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, malgré les efforts diplomatiques engagés dans le cadre des processus de paix de Doha et de Washington.
Par ailleurs, plusieurs rapports des experts des Nations unies ont documenté un soutien du Rwanda à l'AFC/M23, notamment en hommes et en armements. Kigali a toujours rejeté ces accusations.
L'intervention de l'eurodéputée belge relance ainsi le débat sur le rôle de l'Union européenne dans la recherche d'une solution durable à la crise sécuritaire qui secoue l'Est de la RDC.